Episodios

  • Produits éclaircissants: pourquoi on les utilise et comment on s'en sort?
    Jan 16 2026

    [Questions de femmes]

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ?

    Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77 % des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigéria, 66 % au Congo Brazzaville ou encore 50 % au Sénégal.

    Brûlures, infections, boutons ou vergetures

    Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…

    Valoriser les peaux au naturel

    Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.

    Le cercle vicieux de la dépigmentation

    Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.

    Responsabilité publique

    Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.

    Avec :

    • Ismahan Soukeyna Diop, Maitresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal

    • Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, Co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable

    • La palabre au féminin de Charlie Dupiot

    Programmation musicale :

    AsaJailer

    ZilyMamio

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    48 m
  • Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?
    Jan 15 2026

    Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la Région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s’explique par le changement des habitudes telles que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d’accès aux soins de pointe en cardiologie ? Trois spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.

    AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d’après l’OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.

    Facteurs de risques évitables

    Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l’hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués.

    Améliorer la prévention

    Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent en partie la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d’insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.

    Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l’échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !

    Avec:

    • Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la société mauritanienne de cardiologie.

    • Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.

    Programmation musicale :

    Innoss’B - Love Ya Rs

    JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-CeejayUzizwa Kanjan

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    49 m
  • La rate : un organe qui protège notre santé des virus et des bactéries
    Jan 14 2026

    Organe méconnu, la rate à un rôle important puisqu’elle protège la santé de l'individu et en particulier son organisme des virus et des bactéries. Elle ne pèse que 200 grammes et se situe dans la partie supérieure gauche de la cavité abdominale, juste sous le diaphragme. Lorsque la rate augmente de volume, on parle alors de splénomégalie, décelable à la palpation ou à l’échographie. En augmentant de volume, la rate peut provoquer une anémie sévère. Pour les patients drépanocytaires et en particulier les enfants, ce symptôme constitue une urgence absolue. Comment la rate nous protège-t-elle ? Quelles sont les différentes pathologies pouvant l’affecter ?

    La rate est un organe du système lymphatique, localisé dans l'appareil digestif et situé à gauche de l’abdomen, sous le diaphragme. Pesant environ 200 g et dont la forme peut rappeler celle d’un haricot, il reste assez méconnu, en dépit de ses multiples fonctions pour notre santé, puisque la rate joue un rôle important pour l'immunité, et assure également un rôle clé dans le filtrage et le nettoyage du sang.

    Système immunitaire

    Si vivre sans rate est possible, c’est un facteur de fragilité, notamment pour se défendre contre les risques d’infections. La plupart des affections qui la concernent avancent à bas bruit et le dysfonctionnement de la rate est le plus souvent secondaire d'une autre maladie : atteintes du foie, de l'hémoglobine, des infections bactériennes, parasitaires, virales…

    Hypertrophie de la rate

    En contexte tropical, un dysfonctionnement ou une hypertrophie de la rate (ou splénomégalie) peuvent être particulièrement associées à des maladies comme la drépanocytose, le paludisme ou les hépatites. Dans certains cas, l'atteinte nécessite une opération chirurgicale totale ou partielle, appelée splénectomie.

    Avec :

    • Pr Marika Rudler, Hépato-gastroentérologue à l’Institut du Foie et responsable de l'unité de soins intensifs d'hépato-gastroentérologie de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris.

    • Pr Alexis Elira Dokekias, Professeur titulaire d’hématologie, Chef du service Hématologie du CHU de Brazzaville au Congo, Directeur Général du Centre National de Référence de la Drépanocytose et des Maladies rares « Antoinette SASSOU NGUESSO ». Président émérite de la Société Africaine d’hématologie.

    Programmation musicale :

    TML Vibez, Ruger - Body Tuff

    Bopol Mansiamina, Lucas Silva, Rafael Cassiani Esta tierra no es mia

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    48 m
  • Psychologie du soldat : ce que la guerre fait aux hommes qui la font
    Jan 13 2026

    Dans les médias, on parle souvent des guerres, de l’aspect géopolitique aux conséquences pour les populations de ces conflits. On traite moins souvent de l’impact de la guerre sur les soldats eux-mêmes. Gestion des émotions, peur, indifférence au mal, expérience de la mort, suicides... La guerre a évidemment des conséquences directes sur la santé mentale de ceux qui sont envoyés au front. Quelles émotions traversent les soldats lors de cette expérience de la guerre ? Comment vivent-ils l’après ? Que font-ils de leurs souvenirs ?

    Sur les sites d’information, à l’écoute des journaux, les comptes-rendus de conflits occupent la Une. Du Soudan à l’Ukraine, de Gaza à l’Est de la RDC, affrontements prolongés ou ponctuels, menaces d’embrasement alimentent l'actualité. Nous donnons aujourd'hui la parole à un psychiatre militaire, le Pr Patrick Clervoy, dont le dernier livre, L’Homme en guerre – psychologie du soldat, est publié aux éditions Odile Jacob. Cet ouvrage éclaire sur la compréhension des changements induits par la guerre sur le plan de la santé mentale : cerner certaines des étapes et conditions qui font passer de l’état d’Homme à celui de Soldat, puis à celui de Vétéran.

    « Tuer, c’est franchir une ligne rouge »

    Un environnement guerrier bâti sur des constantes : l’obéissance, la troupe, le patriotisme, mais aussi la mort et la violence. L’engagement militaire, la confrontation avec l’ennemi et la mort bouleversent les valeurs, avec, à la clé, un impact sur le psychisme des combattants, qui voient leurs repères remis en cause.

    Refaire la paix avec soi-même

    A côté des discours belliqueux et patriotiques, la guerre transforme l’individu, abîme, traumatise y compris après le retour parmi les siens, avec des blessures profondes et silencieuses qui peuvent survivre à la cicatrisation des lésions physiques : prostration, fragilité, anxiété, dissimulation, insomnie, conduites addictives, dépression et geste suicidaire.

    « La guerre qui transforme l’individu, sa personnalité. Avoir tué laisse une marque psychologique indélébile. Le seul objectif possible est d’en réduire la brûlure », écrit le Pr Patrick Clervoy.

    Avec :

    • Pr Patrick Clervoy, psychiatre, ancien titulaire de la chaire de psychiatrie et de psychologie médicale du Val-De-Grâce à Paris. Auteur de l’ouvrage L’homme en guerre. Psychologie du soldat aux éditions Odile Jacob

    • Dr Serigne Ndiaye, psychiatre expert en psycho-trauma. Coordinateur du programme de soutien psychologique des armées du Sénégal. Praticien au service de psychiatrie de l’Hôpital Principal de Dakar au Sénégal

    ► En fin d’émission, nous parlons des résultats de l’étude menée par une équipe de recherche d’INRAE, du CNRS et de l’Université de Lille sur l’impact des nanoplastiques sur la santé digestive en fonction du régime alimentaire. Interview de Chloé Liebgott, chercheuse et membre de l’équipe de recherche d’INRAE qui a travaillé sur cette étude.

    Programmation musicale :

    Alabama Shakes Hold on

    Bianca Costa, Aupinard Belle âme

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    48 m
  • Déserts médicaux: patient recherche médecin désespérément
    Jan 12 2026

    Partout dans le monde, les systèmes de santé font face à la même problématique : les déserts médicaux. Les capitales et grandes villes captent ainsi la majorité des médecins et laissent des zones complètement dépourvues de professionnels de santé. Les pays tentent de trouver des stratégies pour pallier ce problème et contrôler le lieu d’installation des médecins. Quelle répartition des soignants sur le territoire ? Quelles spécialités et quelles disponibilités ?

    En termes d’accès aux soins, la démographie médicale constitue une question centrale. Les déserts médicaux, cette pénurie de soignants en fonction des zones géographiques se distingue en fonction des systèmes de santé et des pays. Mais, y compris au sein d’un même État, certaines régions peuvent se trouver sous dotées, ce qui va compliquer le fait d’obtenir un rendez-vous et va éloigner le patient de l’équipe médicale. Cette conjonction d’obstacles peut constituer, un facteur très important de perte de chance.

    Une réalité internationale

    Fossé entre les métropoles et les zones reculées, manque de spécialistes et plateau technique insuffisant, surcharge de travail, pour les soignants en zone rurale... Ces réalités très variables d’une latitude à l’autre ont un impact certain sur la santé des populations.

    À lire aussiDéserts médicaux: diagnostic en Belgique, en Malaisie, aux Etats-Unis et au Maroc

    Certains pays ont engagé des réformes pour essayer d’atténuer les effets de ces déséquilibres territoriaux. Au Venezuela, en Inde ou au Mexique, il existe pour les nouveaux médecins un « service obligatoire » à rendre pour une durée donnée. En Allemagne, les autorités limitent l’arrivée de nouveaux médecins dans les zones du territoire les mieux dotées. C’est vers cet exemple que la France semble se diriger avec la proposition de loi Garot qui a été adoptée en première lecture en mai dernier.

    « Zones rouges »

    Quelles sont les autres pistes pour permettre un meilleur accès aux soins et promouvoir les soins de proximité ? En octobre 2025, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé vouloir bâtir d’ici à 2027 un réseaux de soins de proximité, en labellisant des maisons « France santé », après une précédente proposition de médecin volontaire dans les 151 territoires médicalement en « zone rouge ».

    Avec:

    • Dr Anaïs Werestchack, médecin généraliste. Créatrice du compte Instagram anaiswerestchack. Co-auteure de l’ouvrage Urgent ! Recherche médecin aux éditions Marabout

    • Brice Philippon, kinésithérapeute. Co-auteur de l’ouvrage Urgent ! Recherche médecin aux éditions Marabout

    • Gwendolina Duval, correspondante pour RFI au Mexique

    • Dr Elisabeth Bachelard, médecin généraliste à Massat, dans l’Ariège.

    Programmation musicale :

    Kali UchisEndlessly

    2B FranckyMGBEL

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    48 m
  • Questions de femmes : les fibromes utérins
    Jan 9 2026

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, les auditrices de l’émission posent toutes leurs questions concernant les fibromes, également appelés myomes. Quelles en sont les causes ? Quelle prise en charge existe-t-il ? Peut-on les prévenir ?

    De taille et de quantité variables, les fibromes ou myomes peuvent provoquer des gênes ou douleurs pelviennes, des pertes de sang abondantes, de l’anémie, et, dans certains cas, l’infertilité. En revanche, pour certaines femmes, leur développement et leur présence n’entraînent aucun symptôme particulier et les fibromes peuvent être diagnostiqués à l'occasion d'un examen gynécologique de routine ou pendant la grossesse.

    Il s'agit d'un trouble gynécologique fréquent, puisque ces grosseurs concernent près du tiers des femmes de 35 à 50 ans.

    Des symptômes variables

    Du côté des facteurs de risque, on retrouve la concentration hormonale, le surpoids, l’absence de grossesse et l’hérédité, avec une plus forte prévalence chez les femmes afro-caribéennes.

    Les options de prise en charge

    Le traitement des fibromes, lui, tient compte de multiples facteurs : l’âge de la femme et avec lui, ses projets de grossesse. La prise en charge tient compte aussi de l’évolution des tumeurs, comme de leur nombre, de leur volume et de l’intensité des symptômes, car si les fibromes utérins peuvent être traités de nombreuses manières (de la simple surveillance à la chirurgie) tout dépendra des cas. Médicaments, dispositif intra utérin ou opération, de nombreuses réponses sont possibles, même s’il faut rappeler que les fibromes sont en France la première cause d’ablation de l’utérus des femmes en âge de procréer.

    Avec :

    • Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la Clinique Bellevue à Dakar au Sénégal.

    • La palabre au féminin de Charlie Dupiot

    Programmation musicale :

    ► Tracy Chapman - Bang Bang Bang

    Charlotte Dipanda, Davido Survivor

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    48 m
  • Sexualité : connaître son corps
    Jan 8 2026

    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité.  Ce mois-ci, la sexologue de l’émission répond à toutes les questions que se posent les auditeurs sur leur anatomie, leur intimité, les zones érogènes...

    La connaissance de son propre corps, tout comme l'exploration de celui de son/sa partenaire, constituent des éléments clés de la sexualité. Cette connaissance inscrit la relation dans le partage, afin de guider l'autre dans sa quête de bien-être et de plaisir.

    Zones érogènes

    Pour une sexualité épanouie et satisfaisante, connaître son corps passe par la découverte et l’identification des zones de plaisir, dites «érogènes». Il s’agit de parties de l’anatomie, différentes d'une personne à l'autre, parfois inattendues, comme le creux des genoux ou le lobe des oreilles, les pieds etc...

    Faire preuve de curiosité, oser poser toutes les questions et connaître son corps, c’est aussi cerner et formuler ses limites en termes strictement physiques, mais aussi psychiques et sensoriels : de quoi avons-nous envie ? Quelles sensations peuvent se révéler désagréables, douloureuses ou simplement indésirables ?

    Sources de blocage

    Il n'est donc pas question de performance, mais bien de désir, d'adaptation, de consentement et cela permet à chacun d'identifier si un changement survient, face notamment à certains symptômes repérés au cours de l’acte sexuel (sécheresse vaginale, grosseur ou écoulement au niveau mammaire en dehors d'une grossesse ou accouchement, augmentation d'un testicule ou brûlure mictionnelle...) s'il y a matière à consulter.

    Avec :

    • Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, oncosexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, experte à la Haute Autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIe.

    Programmation musicale :

    Nathi ft. Kayla - Decisão

    VJ, Sidiki Diabaté - Toi et moi

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    49 m
  • L'impact de l’alimentation sur le cerveau
    Jan 7 2026

    L’alimentation a un impact direct sur notre cerveau et nos capacités cognitives. Comme le reste du corps, le cerveau a besoin de nutriments pour fonctionner. C’est particulièrement vrai pour le cerveau des enfants qui a des besoins énergétiques très élevés. Quand ces besoins ne sont pas comblés, on peut observer des conséquences sur la croissance. Comment l’alimentation influence-t-elle l’activité du cerveau et de la mémoire ? Est-ce que certains aliments sont plus bénéfiques pour le cerveau ? Y-a-t-il des aliments à bannir ? Quelles peuvent être les conséquences d’une mauvaise alimentation sur le cerveau ? Peut-on ralentir le déclin cognitif lié à la vieillesse en surveillant son assiette ?

    Une alimentation saine et équilibrée présente des bienfaits reconnus en matière de prévention des maladies et troubles cardiovasculaires, d’affections chroniques comme l'hypertension et le diabète et dans la lutte contre le surpoids ou l’obésité. Quel que soit l’âge, l'alimentation joue un rôle fondamental pour la santé du cerveau.

    Besoins énergétiques des enfants

    Au cours de la grossesse, l'alimentation de la future mère va favoriser le développement du fœtus. Le développement cérébral du bébé traverse une phase clé au cours des premiers mois de vie, et là encore, son alimentation va contribuer à son développement psychomoteur : pendant les six premiers mois, l’Organisation mondiale de la santé recommande l’allaitement maternel exclusif.

    La prévention par l’assiette

    À l’adolescence, une alimentation équilibrée (ni trop grasse, ni trop sucrée), va permettre d’éviter une vulnérabilité sur le plan inflammatoire, tout comme la survenue d’un surpoids – facteur d’obésité.

    Des études scientifiques s’intéressent également à la dimension préventive de l'alimentation pour certaines maladies neurodégénératives du grand âge et/ou troubles psychologiques chez l’adulte. Le régime méditerranéen (riche en fruits, légumes, poissons et huiles végétales dont huile d'olive) pourrait ainsi diminuer le risque dépressif.

    Avec :

    • Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste. Auteur de l’ouvrage Manger intelligent. Éloge de l'omnivore, aux éditions Odile Jacob.

    • Dr Hervé Kouame Micondo, pédiatre, endocrinologue, nutritionniste à Abidjan en Côte d’Ivoire.

    Programmation musicale :

    Ari LennoxWhipped cream

    Melissa Laveaux Salt water so sweet

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    48 m
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