Episodios

  • 17 mars 461: L'incroyable destin de Saint-Patrick : du Romain esclave au saint patron de l'Irlande
    Mar 17 2026
    Je ne pouvais pas, le jour de la Saint-Patrick, ne pas vous parler de lui. D’autant qu’il serait mort un 17 mars 461. Je dis “serait”, car on est sûr de très peu de choses : tout ce qu’on raconte aujourd’hui a été écrit bien plus tard par des moines qui racontaient la vie des saints.

    Alors qui est ce Patrick ? Eh bien, le fils d’une famille de patriciens romains installés dans l’actuelle Angleterre. Son nom latin est d’ailleurs Patricius, ce qui donnera Patrick. Et qu’est-ce qui lui arrive ? Et bien adolescent, il est enlevé par des pirates et emmené en Irlande. Là, il est vendu comme esclave.

    Pendant plusieurs années, il garde des troupeaux pour un clan. Et c’est là, dans les collines irlandaises, qu’il se met à prier et qu’il dit avoir entendu la voix de Dieu. Dieu qui lui dit en gros : Patrick, mon garçon, il y a du travail ici. Ces gens-là croient encore en leurs vieux dieux. Patrick répond : D’accord Seigneur… mais avant ça, foutons le camp d’ici.

    Il s’évade donc, réussit à rentrer en Angleterre, retrouve la civilisation romaine et décide finalement de revenir en Irlande, cette fois comme missionnaire. Et là, il se met à convertir tout le monde. Il faut dire qu’il connaît le pays, il a vécu avec eux.

    Une légende raconte qu’il chasse tous les serpents de l’île. Et une autre qu’il aurait expliqué le mystère de la Trinité à ses fidèles grâce à un trèfle, trois feuilles sur une seule tige.

    Patrick d’Irlande serait donc mort un 17 mars 461 et c’était un sacré personnage. Alors on ne s’étonnera qu’aujourd’hui, pour lui rendre hommage, des millions de pintes de Guinness vont descendre un peu partout dans le monde. Il faut avoir une fois dans sa vie avoir été à Dublin à la St Patrick, dans le quartier du Temple Bar.

    En tout cas, ce 17 mars, partout où il y a des Irlandais, allez devant la bourse aujourd’hui, ou le quartier européen, c’est ambiance fêtes de Wallonie ou du 15 août.
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  • 16 mars 1926 – La première fusée de l’histoire
    Mar 16 2026
    Ce 16 mars 1926, il y a un siècle jour pour jour, je vais vous raconter une belle histoire. Notre héros se nomme Robert H. Goddard, c’est un Américain de 44 ans, il est professeur de physique à l’université du Massachusetts.

    La physique c’est sa passion depuis qu’il a lu, dans son adolescence, à la fin du XIX° siècle, les romans de H.G. Wells, le fameux auteur de La guerre des mondes, La machine à remonter le temps et plus tard, Les premiers hommes dans la Lune, et ça fait rêver ce jeune homme de 17 ans. En 1899, du haut d’un cerisier chez sa tante, il décide d’inventer une fusée pour aller sur Mars.

    Une fusée ! Quel fou ! Une fusée, c’est pour les feux d’artifices, et le principal problème, c’est le carburant solide. Et bien en 1919, docteur en physique, il publie un ouvrage dans lequel il explique comment faire, en combinant deux types de carburant liquide.

    Et 7 ans plus tard, dans le jardin encore enneigé de sa Ma Tante, nous retrouvons Goddard avec sa première fusée. Je rappelle qu’en 1926, Lindbergh n’a pas encore traversé l’Atlantique en avion, et Goddard parle déjà de voler vers les étoiles.

    Et justement sur une rampe de lancement qui ressemble à une balançoire, se tient une petite fusée de 4Kg500, à laquelle il met le feu. Mais il ne se passe rien. Du moins au début car tout à coup on entend un faible grondement, puis une flamme apparaît et la fusée décolle lentement puis de plus en plus vite, puis part de travers et s’écrase 56 mètres plus loin.

    Le vol a duré moins de 3 secondes mais ça a marché. Il va en construire 34 autres dont certaines monteront à 2500 mètres, financé par Charles Lindbergh, qui y croit, lui contrairement au Times, qui le traite de fou. Un certain Werner Von Braun en Allemagne y croit aussi, il va créer ainsi les terribles V2, premiers missiles, et après la guerre créera la fameuse fusée Saturn V. Le Times s’excusera auprès de la famille de Goddard le jour du lancement d’Apollo XI vers la Lune, la NASA a aujourd’hui donné le nom de Godard à l’un de ses centres, ce physicien qui avait décidé en 1899 d’inventer une fusée pour emmener des hommes dans l’espace.
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  • 15 mars 1979 – Quand Paul McCartney passe au disco
    Mar 15 2026
    Je vous propose de retourner en pleine époque disco, en mars 1979, je peux vous dire qu’à ce moment, tout le monde vit à la mode Bee Gees & Travolta.

    Saturday Night Fever est toujours à l’affiche au cinéma, plein de boîtes de nuit font des travaux pour ressembler à celle du film, avec les projos et la boule à facettes, la B.O. est devenue le disque le plus vendu de tous les temps. Bref, si tu veux vendre des millions de disques, tu fais du disco.

    Mais pour les amateurs de rock, le disco, c’est caca, c’est de la musique fast food. D’ailleurs quand Rod Stewart, un des géants, a sorti quatre mois plus tôt, un single au rythme disco, on lui a jeté des pierres, et pas que dans la presse. Heureusement qu’il n’y avait pas Facebook et Twitter car le disque a pris comme jamais pour lui, c’est un tube immense. Bon, on se dit, ça sera l’exception.

    Mais au mois de mars suivant, qu’est-ce qu’on entend ? Paul McCartney s’y met aussi. Là, c’est encore plus énorme, les Beatles, c’est le modèle de la génération rock. Le gars, il sort un Maxi 45 Tours, le morceau fait plus de sept minutes. Ce n’est pas possible ! Les Wings qui font du Boney M mais qu’est-ce qu’on va devenir ? Paul McCartney dans les années 70, il est énorme : le seul des quatre à connaître un succès digne des Beatles.

    Cela dit, une fois le single sur la platine, le rythme est disco OK mais c’est bien rock, c’est pas cloche du tout. Comme il le dit : c’est venu comme ça, d’un coup, après une soirée en boîte, en clair, après avoir entendu une musique disco. C’est vrai qu’on en bouffe toute la journée : à la radio, dans la pub, à la télé, au cinéma, la musique des émissions de variétés, c’est tout juste si vous n’entendez pas une chanson de Donna Summer sortir du parcmètre après avoir mis une pièce de cinq francs dedans.

    McCartney ne sera pas le dernier à se mettre au disco, il y aura Kiss en mai puis Pink Floyd en décembre, qui en ont tireront le plus grand hit de leur carrière. Et donc Goodnight Tonight, le titre disco des Wings fait un malheur, c’était un 15 mars 1979.
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  • 14 mars 1891 – Quand la France adopte une seule heure
    Mar 14 2026
    Que s’est-il passé un 14 mars 1891 ?

    Un truc auquel on ne fait plus attention mais qui nous simplifie la vie quasiment tous les jours.

    Bon, vous savez que quand vous arrivez, par exemple, à New York, vous devez changer l’heure : vous reculez votre montre de 6 heures. C’est normal, c’est loin ! Et bien, je vais vous étonner, en fait, pour avoir l’heure exacte, on devrait changer notre montre de Bruxelles à Liège, car c’est clair que le soleil n’est pas à la même place dans le ciel.

    Ainsi, en 1830, à la création de la Belgique, l’heure n’est en effet pas la même à Liège et à Ostende, il y a plusieurs minutes de différence. Mais ça ne dérange personne, à l’époque, on se déplace à cheval. Mais quand le chemin de fer arrive et que de plus en plus de voyageurs vont en un jour d’un coin à l’autre d’un grand pays comme la France, ça cause des petits tracas car quand il est midi à Paris, il est déjà 12.22 à Strasbourg et seulement 11.33 à Brest. Il y a plusieurs fuseaux horaires sur le pays.

    Alors les chemins de fer ont trouvé la solution, ainsi les horloges des grandes gares ont deux aiguilles : une avec l’heure légale, celle de Paris, et une avec l’heure du terminus.

    C’est pas possible, se disent les dirigeants, à l’heure du télégraphe et du téléphone, si on veut aller vers le progrès, il faut qu’il soit partout la même heure en France. Et donc, ce 14 mars 1891, une grande partie de la France va définitivement changer l’heure pour que tout le monde soit à la même heure. D’où l’expression qui est restée longtemps et que vous avez peut-être entendue : il est 8h15, “heure de Paris”.

    Et pour éviter que des voyageurs ne ratent leur train, la SNCF va décider de faire partir ses trains avec cinq minutes de retard. Les mauvaise langues diront que c’est de là que ça vient, de ce foutu changement d’heure du 14 mars 1891.
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  • 13 mars 1997 – Les mystérieuses lumières de Phoenix
    Mar 13 2026
    Je ne sais pas combien d’entre vous ont vu ce film d’action de John Carpenter des années 80 qui s’appelle New York 1997. John Carpenter, c’est le créateur d’Halloween, Fog et qui va par après tourner The Thing, Christine, une des meilleures adaptations d’un livre de Stephen King et le magnifique Starman avec Jeff Bridges. Quant à New York 1997, énorme succès en 1981, il est aujourd’hui devenu un classique de la SF, avec une phrase devenue culte : J’te croyais mort, Snake ! Snake Plissken, joué par l’acteur fétiche de John Carpenter, Kurt Russell, est un criminel libéré par le FBI pour aller sauver le président des Etats-Unis dont l’avion s’est crashé dans Manhattan devenue une prison à ciel ouvert, un vrai coupe-gorge.

    Et bien, 16 ans après la sortie de New York 1997, nous y sommes vraiment, en 1997, ce 13 mars. Manhattan n’a pas été transformée en pénitencier, et donc, où est Snake Plissken, Kurt Russell ? Il n’est toujours pas mort, il se trouve justement entre deux tournages de films d’action hollywoodien de série B dont on ne parle pas beaucoup.

    Mais ce 13 mars 1997, vers 19.30 et durant près de deux heures, des milliers d’habitants de l’Arizona et du Nevada assistent à un truc de fou : une gigantesque formation de lumières en V, parfaitement alignées, avançant lentement et qui passe sans bruit, notamment au-dessus de la ville de Phoenix. Les appels affluent vers la police, les chaînes de radio et télé locales et les bases militaires.

    C’est un des cas d’OVNI les plus célèbres de l’histoire américaine. Même le gouverneur de l’Arizona de l’époque qui s’est moqué de l’affaire sur le coup, va reconnaître plus tard que ce phénomène est inexplicable. Tout comme Kurt Russell qui a, lui aussi, vu ces lumières en plein ciel depuis son avion privé, et qui va le déclarer aux autorités en compagnie de son fils, après avoir atterri.
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  • 12 mars 1997 – Paul McCartney devient “Sir”
    Mar 12 2026
    Franchement, si on nous avait dit ça !

    Ne fût-ce que dix ans plus tôt, on ne l’aurait pas cru car ce 12 mars 1997, Paul McCartney, celui qui faisait hurler les filles dans les années 60 avec les Beatles, et que les parents trouvaient trop chevelu, le voilà à Buckingham Palace, reçu par la Reine Elizabeth II. Bon, c’est pas la première fois qu’il y va, il avait déjà été décoré avec les Beatles, en 1965, Membres de l’Empire Britannique. Mais quel tollé ça avait soulevé. Les gens, ils avaient pas bien aimé. Ça avait fait scandale, plein de mecs avaient renvoyé leur médaille.

    Mais cette fois, c’est encore plus sérieux puisqu’il est carrément anobli, Paulo devient Chevalier. Costume sombre, arrivée en voiture officielle comme dans The Crown, entrée dans les salons immenses du palais. Plein de monde, que des gens du sérail. Paul, lui est venu avec ses enfants, Mary, Stella et James.

    Et le voilà qui s’agenouille devant la Reine Elizabeth II qui prend une épée pour la poser solennellement sur chacune de ses épaules. Là, on se croirait dans Game of Thrones, ou le nouveau préquelle, Le Chevalier des 7 couronnes, je sais pas si vous avez déjà regardé, c’est génial.

    Et donc, voici désormais Sir James Paul McCartney, Chevalier britannique, Knight Bachelor. Chevalier, c’est le premier degré de l’aristocratie. Mais comme son nom n’est pas lié à une Terre, ça signifie que le titre n’est pas héréditaire, ses enfants ne deviendront donc pas des Sir et des Lady et Sir Paul ne pourra pas siéger à la chambre of Lords, à moins d’être nommé Lord of Liverpool, par exemple. Mais ça reste quand même la reconnaissance suprême du Royaume-Uni et pour un rocker, c’est juste inconcevable, preuve que ce 12 mars 1997, nous étions déjà entré dans l’ère de la Pop Culture.
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  • 11 mars 1985: Le jour où Gorbatchev est arrivé au pouvoir
    Mar 11 2026
    Ce 11 mars je vais vous parler d’un monsieur qui a été une des plus grandes figures des années 80. C’est pourtant le mec qu’on n’attend pas du tout puisqu’il est Russe. Car il faut bien se souvenir d’une chose, on ne sait rien de ce qui se passe à l’est. A part la place rouge, on ne voit jamais d’images. On est au courant de ce qui s’est passé en Pologne avec le syndicat Solidarité mais c’est tout. De temps en temps on voit des dirigeants soviétiques au Journal Télévisé mais ils sont tellement vieux, des yeux en forme de meurtrière, des sourcils en forme de brosse et tellement bourrés de vodka qu’ils ne tiennent pas plus cinq ans avant de passer l’arme à gauche. On ne retient même plus leur nom.

    Et puis, 11 mars 1985, imaginez le truc, milieu des années 80, Michael Jackson, Madonna, Bruce Springsteen, Prince, et puis Rambo et Ronald Reagan qui bouffent du méchant Soviet au petit déjeuner, on est clairement plus côté New York, Los Angeles que Moscou, hein.

    Et ben voilà qu’on apprend qu’il n’y a un nouveau « secrétaire général », c’est le nom bizarre qu’ils donnent pour brouiller les pistes, s’appelle Mikhaïl “Gorbatchov”, mais ça s’écrit avec un E pas un O. Ça, c’est le truc qu’on entend le plus à la télé, alors on retient son nom. D’abord parce que comme disait Coluche, quand ça s’écrit pas comme ça se prononce, c’est un nom de faux cul. Et puis parce qu’il a une sacrée tache de vin sur le front, c’est pas banal.

    Et de fait, il va apparaître dans une mise en scène de méchant, à moitié dans l’ombre dans Rocky IV, le Gorbi. Bon on ne l’appelle pas encore comme ça, évidemment. On ne se doute pas que ce jeune type va changer notre monde et surtout nous faire dire que, bon Dieu, ces années 80 sont vraiment étonnantes.

    Car il faut bien reconnaître qu’il était sympa, le Gorbi, en plus. On n’aurait jamais cru dire ça d’un dirigeant russe, ce 11 mars 1985. Quelle décennie !
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  • 10 mars 2000 – Le virus “I Love You”
    Mar 10 2026
    Ce 10 mars 2000, cela fait déjà trois mois que nous vivons cette fameuse année 2000 et je dois dire qu’on est, rétrospectivement, un peu déçus. C’est vrai, certains ont beau avoir un ordinateur au bureau, c’est pour le courrier surtout. Google est un bébé de deux ans, ceux qui ont un PC à la maison, ils entendent d’abord leur ligne téléphonique chanter avant qu’il ne se connecte, mais bon à part le GSM, on se demande où est ce monde moderne de l’an 2000 que nous promettait la Science Fiction depuis 1950.

    Cela dit, en arrivant au bureau ce matin, et en ouvrant Outlook pour voir si on a reçu un de ces incroyables mais encore rares messages qu’on appelle des emails, certains d’entre vous sont interpellés en lisant : I LOVE YOU.

    Waouw ! Mais qui peut bien m’envoyer un message d’amour ? Et là, vous voyez le nom de celui ou celle qui vous l’a envoyé. Quoi ? Je ne le ou la savais pas timide à ce point. Et voilà que, n’en pouvant plus de subir mon irrésistible charme à longueur de journée, il ou elle m’envoie un message. Alors, … ben vous cliquez sur le fichier au nom poétique, LOVE-LETTER-FOR-YOU.TXT.vbs, et crac ! Ce programme vole votre mot de passe en écrasant vos fichiers et s’auto-envoie à tout votre carnet d’adresses.

    En quelques jours, 45 à 50 millions d’ordinateurs sont infectés par le tristement célèbre premier virus informatique ravageur de l’histoire qui va bouffer jusqu’aux serveurs de la CIA, du parlement britannique et de notre système bancaire en Belgique.

    On va découvrir très vite que le coupable est un étudiant philippin qui voulait juste voler des mots de passe de connexion internet pour permettre à ceux qui n’avaient pas d’argent de se connecter gratuitement. Il ne sera jamais poursuivi car dans son pays, aucune loi ne condamnait alors la cybercriminalité. En tout cas, ce 10 mars 2000, c’est déjà la fin de l’innocence pour les internautes car on découvre que ce n’est pas parce qu’un message dit Je t’aime qu’il nous veut du bien, et que l’amour, même virtuel, peut coûter très cher.
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