Episodios

  • 9 janvier 737 : la mort de Charles Martel, le Franc né chez nous
    Jan 9 2026
    Vous connaissez Charles Martel ? Impossible de l’oublier. C’est le roi des Francs qui a arrêté l’envahisseur omeyyade qui occupe déjà toute l’Espagne. On a tous vu ça à l’école avec les dates : 732, Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers et les repoussent jusqu’aux Pyrénées.

    Sauf qu’une fois de plus, Charles Martel n’a pas sa place dans l’Histoire des Français mais des Belges. Il est né à Andenne, le gars. Et comme beaucoup de Francs mérovingiens depuis Clovis, c’est un gros Wallon. Et là il où fait fort, c’est que c’est pas juste un chef de guerre, c’est aussi celui qui pacifie le royaume franc. C’est un bon gars, le Charles Martel, même s’il a dû distribuer quelques paires de tartines au passage parce que c’est l’époque qui veut ça, ce sont des Celtes, les Mérovingiens.

    Et en parlant de Mérovingiens, là où il fait très fort, le Charles, c’est que quand il meurt, on ne sait pas de quoi, ce 9 janvier 737, et qu’on l’enterre à Saint Denis, avec tous les rois, il ne l’est pas, roi. Et ne l’a jamais été. C’est, souvenez-vous de vos cours d’histoire, un maire du palais. Une sorte de premier ministre auquel ceux qu’on a appelés les rois fainéants ont laissé le pouvoir de gouverner.

    Mais on l’enterre comme un roi. C’est bien simple : qui pourrait dire qui était le roi à l’époque ? Personne. C’était Thierry IV mais ça faisait 5 ans qu’il était mort sans que personne ne le remarque vraiment. Incroyable, hein ? Depuis le roi Dagobert, qui a mis sa culotte à l’envers, ce sont des maires du palais qui dirigent le royaume franc.

    Voilà pourquoi son fils, Pépin le Bref, va poser lui-même la couronne suss tièsse, ah je peux le dire en Wallon, il est né à Herstal ou Jupille, tout comme son fils Charlemagne, l’empereur Charlemagne, bien que certains ont voulu faire croire que c’était à Aix-la-Chapelle.
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  • 8 janvier 1884 : la naissance des cartes perforées, ancêtres de l’ordinateur
    Jan 8 2026
    Savez-vous à quand remonte les premiers ordinateurs, machines à traitement de données ?

    Et bien s’il n’y a pas de date précise, au XIX° siècle. Mais pas à la fin, non, vers le milieu. Il y a ainsi une machine fascinante, celle qui tisse automatiquement des images grâce à des cartes perforées. Et là, en la voyant fonctionner avec ses 24.000 cartes perforées, un jeune inventeur américain, l’ingénieur Herman Hollerith, a une idée.

    Vous voyez ces vieilles cartes en forme de cartes postales avec plein de traits dessus et quelques trous ? Et bien chaque trait est une info et quand ce trait est remplacé par un trou, ça dit à la machine : c’est la bonne info, tu peux la comptabiliser.

    Je m’explique : on pose la carte sur une machine qui a des centaines de petites aiguilles (une par emplacement possible). Là où il y a un trou → l’aiguille passe et touche un petit bac rempli de mercure qui ferme un circuit électrique et un compteur avance d’un cran. Là où il n’y a pas de trou, l’aiguille est bloquée, rien ne se passe. Résultat : en une seconde, la machine « lit » toute la carte et ajoute +1 dans les bons compteurs : par exemple, « une femme de 25 ans qui vit à Bruxelles et qui est mariée », ça fait avancer 4 compteurs différents en même temps, sans erreur humaine. Il ne faudra pas recompter ! C’est comme si tu remplissais toutes les cases d’un formulaire en une seule fois, quand les aiguilles passent dans les trous.

    Grâce à cette machine et à ces cartes, le recensement aux Etats-Unis qui prenait huit ans, imaginez entretemps, la population avait changé, les chiffres n’étaient plus bons, et bien il a lieu en quelques mois. Et quelques années plus tard, la firme IBM va commercialiser ces fameuses cartes perforées brevetées pour la première fois un 8 janvier 1884 par l’Américain Herman Hollerith.
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  • 7 janvier 1610 : Galilée observe Jupiter et fait basculer notre vision du monde
    Jan 7 2026
    Ce 7 janvier 1610, je vous emmène chez un gars que nous connaissons tous, du moins le nom, car comme dirait Olivier, à part Brice Depasse, personne ici n’est en âge de l’avoir fréquenté. Nous sommes dans la bonne ville de Padoue, Padova, c’est en Italie, on est à 40 km, 10 lieues de Venise, sur la route de Milan. Et je sonne à la porte de mon vieux copain Galileo Galilei. Mais quel nom ! Me direz-vous, ses parents ne l’aimaient pas beaucoup. C’est vrai ! Déjà qu’ils l’ont abandonné à l’âge de dix ans, pour aller vivre dans la ville d’à côté : Florence.

    Bon il faut dire que la ville n’était pas très sûre. Mais que d’esprits brillants !

    Et ben justement, c’est le cas aussi pour Galileo Galilei qui depuis tout petit a une fascination pour les machines. Il en construit lui-même et se passionne pour les mathématiques, surtout celles des anciens grecs. Il fait des découvertes et devient professeur à l’université de Padoue. Ca fait déjà 18 ans, ce 7 janvier 1610 qu’il est prof, Galilée, car c’est comme ça qu’on va l’appeler en français. C’est vrai, au début, on croyait que les types qui nous en parlaient bégayaient, c’était gênant.

    Mon vieux, il m’appelle depuis son balcon, j’suis là, j’arrive. Le personnel de maison est couché, j’ai oublié de vous dire qu’on est pleine nuit, je souffrais d’insomnies à cette époque. Lui aussi. C’est ainsi qu’il a entre autres inventé la pompe à eau mais surtout construit lui-même une lunette qui grossit 30 fois les objets et qui lui permet de voir dans le ciel ce qu’on ne peut observer à l'œil nu.

    Arrivés sur le balcon, il me dit Regarde dans la lunette ! Non de l’autre côté ! Ben désolé j’en n’ai jamais vu, c’est la première. Et là, je vois une grande planète ronde, Jupiter, on la connaît tous à l’époque. Mais à côté, me dit-il, deux étoiles invisibles sans la lunette et une de l’autre. Je suis sûr que ce ne sont pas des étoiles, mais des planètes. Meuh non, impossible ! Galilée va, le lendemain, voir que les étoiles sont inversées, il va même en découvrir quatre le soir suivant. Et donc si des planètes tournent autour de Jupiter, ça veut dire que tout ne tourne pas autour de la Terre et donc, Copernic a raison : le soleil ne tourne pas autour de la Terre mais le contraire. Avez-vous noté la date : 1610 !
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  • 6 janvier : les Rois Mages, l’épiphanie et l’origine (surprenante) de la galette
    Jan 6 2026
    Ce 6 janvier, c’est le jour de l’épiphanie. Et donc, impossible de ne pas parler de galette des rois, hein ? Même si certains en vendent dès la Saint-Nicolas jusqu’au carnaval, c’est bien aujourd’hui qu’on tire les rois. Mais pourquoi ? Et surtout… qui sont vraiment les Rois mages ?

    👉 À l’origine, cette fête n’a rien de religieux. C’est une tradition païenne héritée des Romains. Lors des Saturnales, on célébrait Saturne, dieu du temps, de l’abondance et de la débauche. Et ce jour-là, on permettait à un esclave de devenir roi d’un jour : tous ses vœux étaient exaucés… avant de redevenir esclave dès le lendemain. Pour le désigner, on cachait une fève (blanche ou noire) dans un gâteau coupé en parts. 🎭

    Des siècles plus tard, l’Église récupère l’idée, pour en faire une fête chrétienne : l’Épiphanie, qui célèbre l’arrivée des Mages venus d’Orient pour honorer la naissance de Jésus.

    Mais alors qui étaient ces mages ? Eh bien, spoiler : on ne sait pas vraiment. L’évangile selon Matthieu ne précise ni leur nombre, ni leurs noms, ni s’ils étaient rois. On sait juste qu’ils apportent trois cadeaux symboliques :

    • Or pour la royauté,
    • Encens pour la divinité,
    • Myrrhe pour l’humanité (et la souffrance à venir)


    C’est au Moyen-Âge, en France surtout, qu’on commence à parler de trois Rois mages, baptisés Gaspard, Melchior et Balthazar, représentant les trois continents connus à l’époque : Europe, Asie, Afrique. Ils suivent une étoile, l’ancêtre de Waze, qui les guide vers l’étable où Jésus vient de naître. ✨

    On fixe alors l’épiphanie au 6 janvier, mais sachez que dans les premiers temps, c’était… le 22 décembre, jour du solstice d’hiver ! (Et Noël, le 6 janvier. Oui, bon courage pour suivre.)

    Quoi qu’il en soit, on garde l’idée du gâteau et de la fève, parce que ça, c’est sérieux. Et si vous tombez sur la fève, vous êtes roi ou reine pour la journée… mais pas d’inquiétude, on ne vous remettra pas un royaume, juste une couronne en carton.

    Alors ce 6 janvier, vive les rois, les reines… et les galettes 🥧👑
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    4 m
  • 5 janvier 1477 : la chute de Charles le Téméraire, le tournant de notre histoire
    Jan 5 2026
    Ce 5 janvier 1477, c’est un jour sombre, un de ceux que nos manuels d’histoire devraient mieux raconter. Car à Nancy, Charles le Téméraire meurt sur le champ de bataille, massacré par les mercenaires suisses, trahi par ses propres hommes. Son corps est retrouvé gelé, quelques jours plus tard. Fin brutale pour un homme qui rêvait d’un empire puissant entre France et Empire germanique. Et pourtant, ce drame va dessiner les contours de notre futur pays.

    Petit retour en arrière.

    Charles le Téméraire, c’est le fils de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Ensemble, ils ont bâti un immense territoire qui couvre le nord-est de la France, la Belgique, les Pays-Bas et une partie de l’Allemagne. Autant dire que ça fait peur à Louis XI, roi de France, qui voit cette puissance comme une menace. Résultat ? Trahisons, guerres, alliances brisées… et Charles finit par se proclamer souverain de droit divin, au même titre que son cousin français. Et il gouverne depuis… chez nous ! Oui, Bruxelles, Bruges, Gand deviennent des centres de pouvoir. Les Bourguignons sont belges avant l’heure.

    Mais à Nancy, tout bascule. Il ne reste que Marguerite, sa fille. Plus d’héritier mâle. Louis XI jubile, prêt à mettre la main sur ces riches terres du nord. Et là… coup de théâtre ! Marguerite épouse Maximilien de Habsbourg, futur empereur du Saint-Empire romain germanique. La France ne peut plus rien faire. Et surtout, de cette union naît Philippe le Beau, puis Charles Quint, l’homme qui régnera sur un empire où le soleil ne se couche jamais.

    Comme quoi, une défaite peut engendrer un destin plus grand encore. Car grâce à cette alliance, les Pays-Bas bourguignons, notre région, deviennent le cœur battant d’un empire mondial.

    Ce 5 janvier 1477, c’est donc bien plus que la mort d’un duc à Nancy : c’est le point de départ d’un formidable renversement, une leçon d’histoire qu’on devrait tous mieux connaître. Comme le disait Sénèque, déjà à Rome : "Il n’y a de vent favorable que pour ceux qui savent où ils vont."
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  • 5 janvier 1971 : "Airport" fait décoller le cinéma catastrophe
    Jan 5 2026
    Ce 5 janvier 1971, à Hollywood, c’est une annonce banale au départ : Universal Pictures se félicite du succès d’un film sorti au printemps dernier. Rien d’extraordinaire jusque-là… Sauf que ce film, “Airport”, n’en finit plus d’attirer du monde dans les salles : il devient non seulement le plus gros succès ciné de l’année aux États-Unis et au Canada, mais grimpe directement à la 7e place des plus gros cartons de l’histoire.

    Et ce n’est que le début.

    Le casting est 5 étoiles : Burt Lancaster, Dean Martin, George Kennedy, Jean Seberg, et la jeune Jacqueline Bisset. Mais si ça marche autant, c’est l’histoire qui accroche : un type qui veut se faire exploser dans un avion, une tempête de neige, du brouillard, des décollages chaotiques, et des histoires personnelles qui se croisent dans un aéroport de Chicago. Bref, c’est le gros bazar. Et le public adore.

    Le film devient un phénomène mondial, accumulant ce qui équivaudrait aujourd’hui à plus de 800 millions de dollars de recettes. Rentabilité x10 ! Universal jubile.

    Et évidemment, Hollywood flaire le filon. Grâce à “Airport”, un nouveau genre va naître : le film catastrophe. Vous les connaissez sûrement :

    • L’Aventure du Poséidon (paquebot retourné)
    • La Tour infernale (incendie géant)
    • Tremblement de Terre
    • L’Odyssée du Hindenburg


    Le concept est toujours le même : des stars anciennes + des jeunes espoirs, des gens en crise personnelle, réunis par une catastrophe. Succès garanti. Même “Airport” aura des suites : Airport 75, Airport 77, etc.

    Et quand le genre finit par s’essouffler à la fin des années 70 (vous vous souvenez de Meteor ou Le Jour de la fin du monde ? Non ? Justement…), il renaîtra dans les années 90 avec des blockbusters qui reprennent la même recette : Titanic, Armageddon, Le Jour d’après…

    Mais tout a commencé ce 5 janvier 1971, avec un aéroport, une bombe, un blizzard, et un film qui allait réinventer le suspense sur grand écran.
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  • 18 décembre 1980 : le concert mythique de Queen à Munich
    Dec 18 2025
    Ce 18 décembre 1980, ah j’avais 18 ans, et j’aurais bien aimé être Munichois. Mais juste ce soir-là, hein. Pourquoi ? Et bien parce Queen y a donné ce qui est, d’après les témoins, un de ses tout meilleurs concerts.

    Vrais, les 12.500 spectateurs, ça fait quand même quelques témoins qui peuvent confirmer, sont ressortis de l’Olympiahalle avec des étoiles dans les yeux. Et des bourdonnements dans les oreilles jusqu’au lendemain, car je peux vous dire que Queen jouait à fond de balle. On n’entendra plus jamais une telle puissance sonore.

    C’est la tournée de l’album The Game, qui a été enregistré en partie à Munich.Queen n’a jamais vendu autant de disques, de singles surtout, avec Another One Bites The Dust et Crazy little thing called love. Ils sont au sommet et surtout, ils n’ont plus de concurrents sur le podium des classements.

    Ce soir donc, c’est la grande forme. Et croyez-moi, ça compte, nous sommes encore à l’époque où la musique est jouée uniquement sur scène, ce qui signifie que les 4 musiciens improvisent beaucoup. Rien à voir avec les trucs aseptisés et hyper répétés, et les fichiers sons qui tournent comme aujourd’hui.

    Freddie Mercury est dans une forme vocale exceptionnelle, il monte sur toutes les games mais aussi le matériel, Brian May envoie du bois et surtout des solos aériens, et puis dans leur série acoustique où ils jouent entre autres Love of my life, Freddie se met au piano et dit simplement, celle-ci est pour John, et il interprète seul Imagine. C’est la seule fois qu’il la chantera en entier. Nous sommes dix jours après sa disparition, Freddie était un fan, et puis surtout, il séjourne à présent à Manhattan.

    Voilà, nous l’ignorons tous, et les gars de Queen aussi, mais ce 18 décembre 1980, c’est vraiment la fin de la première époque de Queen, version Bohemian Rhapsody, We are the champions. Après ça, le son de Queen va changer définitivement avec les années 80.
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  • 17 décembre 1989 : naissance des Simpson, la série animée qui ne vieillit pas
    Dec 17 2025
    L’événement de ce jour va, j’en suis sûr, parler à plusieurs générations parce que ça fait 36 ans que ça dure. Car ce 17 décembre 1989 a lieu la diffusion du premier épisode d’une nouvelle série : les Simpsons.

    Qui a déjà regardé, pardon, qui n’a jamais vu au moins un épisode des Simpsons ? Vous faites sans doute partie de ces Belges et Français et qui ont grandi avec le rendez-vous quotidien de cette famille dysfonctionnelle sur Canal+ et puis Club. Le rendez-vous tombait en même temps que le JT, c’était toujours un problème, enfin perso, mon problème. Ah ben ouais, ils ont 35 et 38 ans, mes gamins aujourd’hui, qui ont grandi avec les Simpsons.

    Enfin, grandi … ils n’ont pas bougé, les Simpsons, surtout Bart et encore moins Maggie avec sa tutute.

    Au départ, les Simpsons, c’est un court métrage animé dans une émission de variétés avec des sketches, le Tracy Ullman Show. C’est le show américain des années 80, tel qu’on l’imagine et qui reste culte là-bas, Tracey Ullman est d’ailleurs une chanteuse et comédienne britannique qui a marqué les années 80 sur la BBC avant d’émigrer aux Etats-Unis.

    C’est le carton instantané. Tout le monde attend ce rendez-vous. Et donc après deux saisons, la Fox demande à son créateur et son producteur d’en faire une série à part entière. Mais on ne crée pas un rendez-vous animé de 23 minutes comme ça. D’autant plus qu’ils ont l’ambition d’aller bien au-delà de la Trash TV alors très à la mode à la fin des années 80 début 90. Le croirez-vous, il faut plusieurs mois pour réaliser un épisode, ça veut dire plusieurs équipes de scénaristes, ils ont jusqu'à 16 auteurs, sans compter des invités prestigieux comme l’humoriste Ricky Gervais. C’est de plus, un humour plein de références, qu’on remarque ou pas.

    On en est à plus de 700 épisodes, tout a été dit sur la série y compris sur ce premier épisode mythique, Noël d’enfer, où Homer a bien des soucis quand il apprend qu’il n’aura pas de prime de fin d’année, ce 17 décembre 1989.
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