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Revue de presse internationale

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De: RFI
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Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

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  • À la Une: confusion et incertitude autour du détroit d'Ormuz
    Apr 18 2026

    « Les efforts de Trump pour contraindre l’Iran à conclure un accord suscitent optimisme et confusion », titre le Wall Street Journal, « le président américain affirme que l’Iran a accepté de renoncer à son uranium enrichi et que le détroit d’Ormuz sera entièrement rouvert ». Mais tout n’est pas si simple, comme le souligne le Washington Post : « L’Iran a limité l’ouverture du détroit d’Ormuz », le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi « a précisé que la navigation était autorisée, uniquement "le long de la route coordonnée" approuvée par l’Iran. »

    Quant à renoncer à son uranium enrichi, il semble bien que l’Iran n’y soit pas prêt. « Téhéran affirme que son uranium enrichi ne va nulle part », titre le Times, à Londres. « Détroit d’Ormuz, cessez-le-feu, négociations : une solution à la guerre en Iran est-elle vraiment proche ? » s’interroge de son côté le quotidien allemand die Welt, qui juge qu’on est « encore loin de la fin de la crise au Moyen-Orient, les positions des belligérants demeurant très divergentes ». En France, le Figaro semble, lui, un peu plus optimiste, estimant que « la trêve entre l’État hébreu et le Hezbollah offre au président américain un succès diplomatique et la perspective d’une issue à sa guerre contre Téhéran ».

    Une trêve qui interroge

    Au Liban, la conclusion de cette trêve de dix jours avec Israël suscite beaucoup moins d’optimisme. « Cessez-le-feu : une victoire ou un piège pour le Liban » ? La question est posée par l’Orient-Le Jour. Pour le journal francophone libanais, « les clauses fuitées par les Américains relèvent davantage d’un accord sécuritaire – qui n’a pas été négocié au préalable – entre le Liban et Israël, que d’un cessez-le-feu censé permettre la tenue de négociations ». Pas question, donc, de crier victoire.

    « La réalité ne se discute pas », remarque l’Orient-le Jour, elle ne peut être ni contournée ni travestie. Une guerre qui laisse derrière elle des milliers de morts, des milliers de blessés, plus d’un million de déplacés, des villages entiers effacés de la carte, un Sud de nouveau occupé, ne peut, en aucune manière, être transformée en victoire sans que cela ne relève d’une fabrication délibérée ».

    Le journal Haaretz, lui, analyse ainsi la situation. Pour le quotidien israélien, « le cessez-le-feu pourrait renforcer l’autorité du gouvernement libanais, relancer la diplomatie avec Israël, et priver l’Iran d’un atout majeur dans les négociations avec les États-Unis. Mais il est essentiel qu’Israël prenne conscience des limites de Beyrouth quant à sa capacité à désarmer le Hezbollah ».

    « Deuxième continent le plus vaste du monde »

    Une question enfin : quand le continent africain obtiendra-t-il sa dimension exacte sur la carte du monde ? Question posée par le journal Le Monde. Le quotidien français nous explique que « l’Union africaine a chargé le Togo de présenter à l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre, la projection Equal Earth, qui donne une représentation de la taille des continents plus proche de la réalité ». Et pas, comme le souligne le quotidien français, une carte « élaborée en 1569 », appelée Mercator, « où le Groenland est aussi vaste que l’Afrique » alors que « dans la réalité, l’Afrique est quatorze fois plus grande que le Groenland ».

    Interrogée par Le Monde, Fara Ndiaye, directrice exécutive adjointe de l’ONG Speak Up Africa, analyse ainsi la situation : « Les cartes ne sont pas neutres. Ce sont des symboles puissants qui façonnent notre vision du monde. Quand l’Afrique est systématiquement représentée comme plus petite qu’elle ne l’est, cela renvoie le message implicite que c’est une région périphérique. Or, c’est le deuxième continent le plus vaste du monde en superficie et en population ».

    Seulement voilà, utiliser une nouvelle carte n’a rien d’évident. Selon Le Monde, « aucun État africain n’a officiellement adopté la carte alternative, du fait des obstacles financiers et techniques ». « Sans oublier », conclut le quotidien français, « la nécessité de soumettre le sujet aux géants du numérique, vecteurs de notre représentation cartographique du monde, à portée de téléphone ».

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  • À la Une: incertitudes après le cessez-le-feu instauré au Liban
    Apr 17 2026

    C'est un cessez-le-feu fragile et à l’avenir incertain. Du point de vue du Wall Street Journal, « la volonté de paix entre Israël et le Liban risque de provoquer une nouvelle confrontation avec le Hezbollah ». Le Hezbollah, rappelle le quotidien américain, « groupe terroriste désigné par les États-Unis, qui est en guerre intermittente contre Israël depuis les années 1980 ». « Sans le Hezbollah à la table des négociations, le cessez-le-feu et la possibilité d’un accord de paix israélo-libanais seraient fortement compromis » estime encore le Wall Street journal.

    De son côté, citant un haut responsable israélien, le Jerusalem Post assure « que les États-Unis entendent désormais mener activement le désarmement du Hezbollah. Ce même haut responsable israélien, assure que « "Trump souhaite que cela se produise, donc cette fois-ci, les États-Unis seront bien plus impliqués" ».

    Quelle est la position du Hezbollah, face au cessez-le-feu annoncé entre le Liban et Israël ? « Il dit qu’il va respecter le cessez-le-feu à condition qu’Israël arrête complètement les hostilités, dont les assassinats qui visent ses membres », explique l’Orient-le Jour, le journal francophone libanais, selon lequel ce cessez-le-feu est tout de même « une première victoire » pour le président libanais Joseph Aoun.

    Protestations

    Mais en Israël, ce cessez-le-feu est très mal accueilli par une partie de la classe politique et des habitants du nord d’Israël. C’est le journal Haaretz qui l’annonce : « L’opposition israélienne et des habitants du nord d’Israël rejettent le cessez-le-feu conclu avec le Liban ». Le député Avigdor Lieberman, chef du parti d’opposition Yisraël Beitenu, explique Haaretz, a déclaré qu’un cessez-le-feu au Liban constituait une « trahison des habitants du nord d’Israël » Dans une vidéo publiée sur X, il accuse : « Une fois de plus, on donne au Hezbollah, le temps de se rétablir et de se renforcer (…) Toute guerre, assure-t-il encore, « doit se terminer par l’élimination du Hezbollah ».

    Impunité des colons

    Alors que l’attention du monde est captée par le conflit au Moyen Orient, le journal le Monde met l’accent sur la situation en Cisjordanie. « En Cisjordanie, l’impunité absolue des colons auteurs de crimes », titre le quotidien français, qui explique « que depuis 2020, la justice israélienne n’a prononcé aucune condamnation à de la prison ferme contre les colons juifs responsables de la mort de civils palestiniens, alors que le nombre et la gravité des crimes qu’ils commettent ne cessent de croître ».

    L’envoyée spéciale du Monde a rencontré de nombreux témoins. Comme la mère de Saïd Naasan, électricien, « fauché par le tir d’un colon, tout près de la maison familiale nichée en hauteur du village d’Al-Moughaïr, à l’est de Ramallah, en Cisjordanie occupée ». « Le 23 septembre 2025, raconte-t-elle, les colons sont arrivés et l’un d’eux avait une arme. Mon fils allait avoir 23 ans ». « Le drapeau jaune du Fatah, le parti nationaliste palestinien, a été apposé après coup, comme une marque de respect, au-dessus de l’étroit lit de l’absent », raconte le Monde.

    Silence de l'armée et de la police

    Autres meurtres, celui d’Ibrahim Al-Wadi, 62 ans, et Ahmad Al-Wafdi, 25 ans. « Ils ont été abattus par des colons qui passaient en voiture. Mon père a reçu une balle dans le torse, mon frère trois : à la gorge, la poitrine et sur le côté », raconte Mohamed Al Wali, 30 ans. « La nuit précédente, ajoute-t-il, des assaillants avaient attaqué le village, incendié des maisons, tué trois habitants, et un autre avait été tué par l’armée. C’est pour ça que mon père et mon frère étaient là. Ils attendaient le passage de leur convoi funéraire ».

    Selon le Monde, « au moins 25 palestiniens ont été tués entre 2020 et 2025, par des habitants des implantations juives, hors confrontations armées ». Le quotidien français s’est heurté au silence de l’armée et de la police, quand il a cherché à savoir « quelles suites judiciaires » avaient été données à ces violences meurtrières. Et pour cause, explique le quotidien français : « La dernière condamnation d’un colon pour le meurtre d’un Palestinien en Cisjordanie remonte à 2020 ».

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  • À la Une: va-t-on vers un cessez-le-feu au Liban?
    Apr 16 2026
    C’est une première depuis des décennies : l’ambassadrice libanaise et son homologue israélien ont entamé avant-hier à Washington des pourparlers directs de paix. Dans le même temps, des négociations parallèles se sont ouvertes entre le Liban et les États-Unis. Les discussions devraient se poursuivre ce jeudi à propos d’un cessez-le-feu. C’est du moins ce qu’a annoncé Donald Trump… Alors, « un cessez-le-feu. Depuis hier en fin d’après-midi, les Libanais ne parlent que de ça, s’exclame L’Orient-Le Jour à Beyrouth. Si l’accord annoncé se confirmait, il serait le fruit de multiples efforts internationaux et régionaux, à l’intersection desquels se trouvent les États-Unis, l’Iran et l’Arabie saoudite. (…) Une chose est sûre, relève encore L’Orient-Le Jour : Benyamin Netanyahu n’est pas convaincu par ce processus et cherchera probablement à exploiter toute faille pour le torpiller. Ou du moins pour repousser l’échéance. Réussira-t-il ? Les heures ou peut-être les jours qui viennent seront porteurs de réponse ». Vers un désarmement du Hezbollah ? En fait, pointe El Pais à Madrid, « le Liban n’a qu’un seul objectif en tête : un cessez-le-feu immédiat. Cela permettrait d’aborder des questions plus complexes, telles que le désarmement du Hezbollah, parti politique et milice pro-iranien, la délimitation d’une frontière définitive et, à terme, la reconnaissance d’Israël et l’établissement de relations diplomatiques. De son côté, poursuit El Pais, Israël considère son offensive comme un atout pour les négociations et souhaite, premièrement, obtenir le désarmement du Hezbollah et, deuxièmement, un accord de paix prévoyant le retrait de Beyrouth de l’Initiative de paix arabe de 2002, laquelle incluait la reconnaissance d’un État palestinien et exigeait la fin de la présence israélienne dans les territoires occupés ». En attendant, chacun tente d’avancer ses pions, affirme Haaretz à Tel Aviv : « Israël attend un éventuel coup de sifflet final des Américains qui signifierait la fin de la guerre au Liban, et peut-être aussi en Iran. Dans l’intervalle, Israël tente de gagner du terrain, tandis que son ambassadeur négocie directement avec le Liban à Washington. Et l’Iran, qui a intérêt à un cessez-le-feu au Liban, cherche à limiter les dégâts infligés au Hezbollah, tout en essayant d’empêcher un accord qui contraindrait ce dernier à désarmer au nord du Litani ». France : Bolloré étend sa mainmise dans le secteur de l’édition À la Une également, en France, ce coup de tonnerre dans le monde de l’édition : 115 écrivains, et non des moindres, annoncent leur départ des éditions Grasset en réaction au renvoi de son directeur, Olivier Nora. Celui-ci a été licencié avant-hier par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, propriétaire de Grasset. Dans une lettre commune, publié notamment par Le Monde, ces écrivains, dont Virginie Despentes, BHL, Laure Adler, Frédéric Beigbeder ou encore Vanessa Springora, qualifient la décision de Vincent Bolloré d’« atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale ». Commentaire de La Croix : « comme un titre de presse, une maison d’édition a une histoire, et une identité. Celle de Grasset était portée dans toute sa pluralité et son excellence par son PDG. L’histoire dira si le calcul de Vincent Bolloré est bon, qui consiste à vider une maison d’édition de sa substance et à faire fuir les écrivains qui l’animent et l’incarnent ». Trumpisation… « Grasset ou la trumpisation de l’édition française », s’exclame pour sa part Le Temps à Genève. « Cela fait plus de dix ans que Vincent Bolloré accroît son contrôle non seulement économique mais idéologique sur les médias et le monde éditorial français, de Canal+ à Hachette, avec ses filiales, Grasset et Fayard. (…) Le vent glacé du populisme réactionnaire traverse l’Atlantique pour atteindre à pleine force le Quartier latin ». Pour Le Soir à Bruxelles, il est clair que « l’empire médiatique de Vincent Bolloré est un écosystème savamment conçu pour porter l’extrême droite au pouvoir ». Alors « une fatalité ? Non », répond le quotidien belge. « Si aux États-Unis, Fox News a porté Trump au pouvoir, la mise sur orbite de l’extrême droite par Bolloré en France n’est pas inévitable. Mais il faudrait pour cela que les adversaires des populistes travaillent sur de vrais projets, avec une vision, des idées et des propositions ».
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