Toute Première Fois Podcast Por Clément Boutin arte de portada

Toute Première Fois

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De: Clément Boutin
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Le podcast Toute Première Fois rend compte de la première fois culturelle d'artistes, quand ils chantent leur première chanson, font leurs premiers pas sur scène, écrivent leur premier roman... Ont-ils peur ? Sont-ils excités ? La première fois est-elle la bonne ? À découvrir un mercredi par mois. Arte Ciencias Sociales Música
Episodios
  • "Des preuves d'amour" : le premier film tendre et honnête d'Alice Douard sur la maternité lesbienne
    Dec 5 2025
    En 2014, un an après le passage de la loi Taubira, la violence de la rue laisse place à un autre type de violence pour les couples de femmes ayant réalisé une PMA à l’étranger. Celle qui ne porte pas l’enfant doit l’adopter et entrer dans des démarches administratives couteuses et stressantes. Si la situation est différente aujourd’hui, Alice Douard a, quant à elle, dû passer par ces étapes contraignantes à l’époque, à la naissance de sa fille.
    Une histoire qui inspire à la réalisatrice son premier long-métrage, Des preuves d’amour. Un film beau, doux et puissant, sur deux femmes qui essaient de faire famille, à une époque où les personnes LGBT sortaient de plusieurs mois de violences politiques et médiatiques. De cette violence, il n’en reste que des résidus. La cinéaste préfère filmer, à raison, avec beaucoup de tendresse ce bouleversement dans la vie de n’importe qui : l’arrivée d’un enfant.
    La réussite de ce premier long doit beaucoup à l’interprétation puissante de ses deux comédiennes principales, et à leur belle alchimie : Ella Rumpf et Monia Chokri, toutes les deux épatantes en futures mères pétries de doutes et d’interrogations. J’ai d’ailleurs déjà reçue Monia Chokri pour parler de son premier film en tant que réalisatrice, La Femme de mon frère, qui portait lui aussi sur la thématique de la famille.
    Il faut vraiment se rendre en salles pour voir Des preuves d’amour, encore disponible un peu partout.
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    30 m
  • Cinéma et cabaret, la première fois en drag de l'artiste multiforme Javel Habibi
    Nov 26 2025
    En 2022, pour feu le magazine Causette, je rencontre le jeune cinéaste Florent Gouëlou. Il est alors en pleine promotion pour son premier très beau long-métrage Trois nuits par semaine. Une douce histoire d’amour et de fascination, entre un photographe hétéro et une drag queen, merveilleusement interprétée par Cookie Cunty.
    Aujourd’hui, c’est toujours Florent que je rencontre au sein du café du ciné 104 à Pantin. Mais cette fois pour parler de son double, la drag queen Javel Habibi. Un personnage, créé lors de son apprentissage à la Femis, qu’il a sorti de ses films pour en faire une artiste à part entière. On la retrouve chaque mois comme host lors des soirées Habibi, son cabaret drag à la Flèche d’or.
    Javel Habibi apparaît aussi en ce moment dans TOPCOAT, la drôle et émouvante première création théâtrale de Ruby on the Nail, que j’ai reçue dans ce podcast, au printemps dernier. Elle y incarne jusqu’au 17 décembre la narratrice, un rôle assez proche de celui de host de cabaret, qui lui va comme un gant.
    Réalisateur, drag-queen, comédien et actrice, chanteur et chanteuse… Florent et Javel partagent une identité artistique forte, nécessaire et militante, que l’on décrypte dans ce nouvel épisode.
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    34 m
  • "L'Épreuve du feu", le subtil premier film d'Aurélien Peyre sur le poids de l'apparence et du mépris de classe
    Sep 12 2025
    Sorti au milieu du mois d’août, « L’Épreuve du feu », du jeune cinéaste Aurélien Peyre, fait partie de ces pépites estivales que l’on va parfois voir par hasard, au gré d’une chaude soirée d’été, où l’on cherche la fraîcheur d’une salle de cinéma, et dont l’on ressort sensiblement marqué.
    Dès les premières scènes du film, on se retrouve happé par la beauté des images et du lieu tournage, l’île de Noirmoutier, dont le paysage idyllique se transforme progressivement en une sorte de huit clos étouffant, en écho à l’histoire douce-amère qui nous est racontée. Celle d’Hugo, un jeune étudiant de classe moyenne, qui reçoit sa copine Queen, une esthéticienne varoise, dans la maison secondaire de sa famille. Tout semble les opposer : leur classe sociale, leur personnalité, mais une douceur se dégage de ce couple qui apprend encore à se connaître. Leur relation est néanmoins vite mise à mal par d’anciens amis d’Hugo, plus riches, plus extravagants, plus superficiels, qui vont bouleverser ses vacances avec Queen.
    Ce premier film explore avec beaucoup de subtilité le poids des apparences, du mépris de classe mais aussi de la masculinité toxique, grâce au riche scénario et la belle direction d’Aurélien Peyre, qui dirige une bande de jeunes comédiens et comédiennes brillants. En particulier le déjà installé Félix Lefebvre, qui nous avait déjà ébloui, pendant un été, en 2020, avec Été 85 de François Ozon. Mais surtout la révélation Anja Verderosa, qui incarne avec une grande finesse cette Queen haute en couleur, excessive et plus perspicace qu’il n’y paraît. Adepte des phrases qui font mouche.
    En cette rentrée, j’ai donc voulu rencontrer Aurélien Peyre, pour prolonger, un peu, les vacances et pour revenir sur cette très belle pépite estivale, qui vient de dépasser les 100.000 spectateurs.

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    47 m
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