Episodios

  • Interdiction des réseaux sociaux aux - de 15 ans : la promesse sera-t-elle tenue ? | Chaque voix compte - 01/04/2026
    Apr 2 2026

    À LA UNE / Interdiction des réseaux sociaux aux - de 15 ans : la promesse sera-t-elle tenue ?

    Le Sénat a approuvé, mardi 31 mars, la proposition de loi (PPL) interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Celle-ci a néanmoins connu une évolution substantielle par rapport à la version validée par les députés fin janvier, sous l’impulsion de Catherine Morin-Desailly (Union centriste), rapporteuse au Sénat. Selon ce texte, seuls les réseaux sociaux « susceptibles de nuire » à l’« épanouissement physique, mental ou moral » des moins de 15 ans leur sont interdits. Il incombe au ministre chargé du numérique d’en établir la liste, après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Les autres réseaux sociaux, quant à eux, restent accessibles aux moins de 15 ans, avec accord parental. La députée Laure Miller (Renaissance), à l’origine de cette PPL estime que cette nouvelle rédaction « met en péril la finalité du texte », un avis partagé par la ministre déléguée au numérique Anne Le Hénanff : « Nous le savons : tous, je dis bien tous les modèles de réseaux sociaux, sont dangereux pour nos enfants », a-t-elle déclaré. De son côté, la sénatrice Mme Morin-Desailly dénonce « une atteinte aux libertés et aux droits de l’enfant ». Ces désaccords entre députés et sénateurs et l’éventualité d’une incompatibilité du texte remanié avec le droit européen risquent de retarder le calendrier, alors qu’Emmanuel Macron, qui a fait de l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans un dossier personnel, affiche l’ambition de la rendre effective dès la rentrée de septembre. Comment le parcours de la proposition de peut-il se conclure ?


    Invités :

    • Sarah El Haïry, haute-commissaire à l'Enfance

    • Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance

    • Virginie Bensoussan-Brulé, avocate spécialiste du numérique


    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Carburants : la cagnotte existe-t-elle vraiment ?

    Alors que des aides ont déjà été accordées aux pêcheurs, transporteurs routiers, etc., face à ces flambées des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement lance, ce 1er avril, la campagne 2026 du chèque énergie, une aide dont le montant moyen s’élève à 153 euros, destinée à 3,8 millions de foyers. En parallèle, Sébastien Lecornu a chargé ses ministres d’identifier les moyens d’« accélérer » sur l’électrification de l’économie française, face à la hausse des coûts du carburant. Le Premier ministre a d’ailleurs suggéré de financer cette électrification par les « surplus » de recettes fiscales sur les carburants liés à la flambée des prix. Le gouvernement a, entre autres, pour ambition de faire passer de 60 % à 40 % d'ici 2030, la dépendance aux énergies fossiles importées par l’électrification des transports avec davantage de voitures électriques et par l’installation de pompes à chaleur dans les bâtiments. La cheffe des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé des « mensonges » du gouvernement sur les recettes engendrées par la hausse des tarifs à la pompe et a réclamé une baisse immédiate de la TVA. Depuis Matignon, la porte-parole du gouvernement et la ministre de l'Énergie, Maud Bregeon, lui a répondu en critiquant des propositions « complètement irresponsables ». Le ministère des Comptes publics a ajouté « l’expérience nous apprend que chaque choc sur les prix de l’énergie s’est traduit par une dégradation des finances publiques ». La hausse des prix des carburants génère-t-elle réellement un surplus de recettes fiscales mobilisable par le gouvernement ?

    Invités :

    • Laurent Lhardit, député socialiste des Bouches-du-Rhône

    • Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement national » des Vosges

    • Daniel Labaronne, député « Ensemble de la République » d’Indre-et-Loire

    « Bourbon express » par Marco Paumier

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 5 m
  • Nouvelle-Calédonie : le caillou dans la chaussure | Chaque voix compte - 31/03/2026
    Apr 1 2026

    À LA UNE / Nouvelle-Calédonie : le caillou dans la chaussure

    Le projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie sera examiné à partir de mercredi 1er avril à l'Assemblée nationale. Ce texte vise à assurer la stabilité institutionnelle et politique de l'archipel, partagé entre les indépendantistes kanaks (FLKNS), qui veulent son indépendance, et les loyalistes, qui souhaitent rester au sein de la République française. Il prévoit d’inscrire dans la Constitution la création d'un État de Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, doté d'une capacité d'auto-organisation, et le transfert possible de nouvelles compétences régaliennes. La réforme crée aussi une nouvelle nationalité calédonienne qui s'ajoute à la nationalité française et contient également une réforme du corps électoral provincial, sujet inflammable à l'origine des émeutes de 2024. Au-delà du volet institutionnel, l’État promet 1,1 milliard d'euros d'investissements sur l'archipel en 2026. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a cependant indiqué qu’« un accord institutionnel est le seul levier capable de relancer en quelques trimestres une économie aujourd'hui à l'arrêt ». Toutefois, face aux positions difficilement conciliables du FLKNS et des loyalistes, le député indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Tjibaou (Gauche démocrate et républicaine), estime qu’« il est aujourd’hui difficile de progresser sur un texte dépourvu de véritable consensus ». Le député Rassemblement national Yoann Gillet considère que la réforme n'apporte que des « réponses purement institutionnelles alors que l'urgence est économique et sociale ». La réforme peut-elle faire consensus ?

    Invités :

    • Emmanuel Tjibaou, député « Gauche démocrate et républicaine » de Nouvelle-Calédonie

    • Corinne Lhaik, journaliste à l'Opinion

    • Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste en géopolitique des Outre-mer


    Chroniques :

    « Le mot du jour » par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

    LA QUESTION QUI FÂCHE / PMA, fausses couches, infertilité : à quand la fin du tabou ?

    La patronne des Écologistes, candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier a annoncé ce lundi 30 mars, être enceinte de trois mois d’« un bébé miracle » après des fausses couches et un parcours de PMA (procréation médicalement assistée) infructueux. Outre cette annonce, l’élue des Hauts-de-France souhaite alerter sur les zones d’ombre des grossesses liées à l’infertilité. Alors que, depuis 2011, le nombre de naissances diminue de manière continue en France, avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,62 enfant par femme en 2025, Emmanuel Macron avait annoncé en janvier 2026 un « grand plan de lutte » contre l’infertilité afin de permettre un « réarmement démographique ». Si la formule avait fait polémique, Marine Tondelier la qualifiant de « culpabilisante », le plan prévoyait une campagne de communication, la possibilité, pour les femmes, de congeler leurs ovocytes plus facilement et la prise en charge de l’endométriose. Autre phénomène : la hausse de l’infertilité, qui concerne un couple sur cinq, selon l’Inserm, génère une augmentation des recours aux aides pour concevoir. Aujourd'hui, en moyenne, un enfant par classe de petite section de maternelle est conçu grâce à une technique d'assistance médicale à la procréation. Afin d’améliorer les parcours PMA, l’élue écologiste se prononce sur la possibilité d’analyser les embryons en amont de l’insémination dans « un cadre bien défini », comme cela se fait « dans beaucoup d’autres pays européens » comme la Belgique et l’Espagne, une pratique interdite en France. Les couples infertiles sont-ils suffisamment aidés en France ?

    Invités :

    • Constance de Pélichy, députée « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » du Loiret

    • Karine Mayer, psychologue spécialisée en infertilité et périnatalité

    • Benjamin Lucas-Lundy, député « Écologiste et social » des Yvelines

    « Bourbon express » par Marco Paumier

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 6 m
  • Energie : La France face à la crise | Chaque voix compte - 27/03/2026
    Mar 27 2026

    Invités en plateau :

    Thomas Pellerin-Carlin, Député Européen Place Publique

    Sylvain Berrios, Député Horizons du Val-de-Marne

    Anne-Sophie Alsif, Cheffe économiste et associée chez BDO France

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 1 m
  • Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes | Chaque voix compte - 26/03/2026
    Mar 27 2026

    À LA UNE / Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes

    Ce mercredi 25 mars l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme, « une surexposition de la population française au cadmium par l’alimentation ». Ce métal toxique s’accumule dans l’organisme et favorise le développement des cellules cancéreuses, altère la fertilité, augmente le risque cardiovasculaire et altère le fonctionnement des reins. Selon l’expertise, il faudrait 10 à 30 ans pour éliminer la moitié de la teneur en cadmium absorbé par les corps. « L’agriculture intensive utilise des engrais phosphatés qui en contiennent, entrent dans le sol puis remontent dans la plante. Le cadmium est un métal d’une agressivité incroyable et nous en mangeons matin, midi et soir » détaille Pierre Souvet, médecin. De toutes les sources de contamination, l'alimentation explique « jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium », à travers des produits du quotidien aussi courants que le pain, les viennoiseries, les pâtes, le riz ou les pommes de terre. « Les niveaux français sont jusqu'à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d'autres pays comme la Belgique, l'Angleterre ou l'Italie », relève la toxicologue Géraldine Carne, coordinatrice de l’étude de l’Anses. En réponse à cette expertise, le ministère de l’Agriculture a annoncé un abaissement des limites maximales de cadmium dans les engrais phosphatés de 90 milligrammes par kilogramme actuellement autorisés en France, à 60 mg/kg en 2027. Or, dès 2019, l’Anses préconisait d’appliquer « dès que possible » une limite de 20 mg/kg. Comment expliquer la présence de ce métal dans nos assiettes et comment y remédier ?


    Invités :

    • Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime

    • Antoine Beau, journaliste santé à L’Express

    • Géraldine Carne, coordinatrice de l'expertise sur le Cadmium


    Chroniques :

    « Le mot du jour » par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » par Clément Méric

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Enseignement à la Défense : l'école doit-elle être préparée à la guerre ?

    Ce jeudi 26 mars a été examiné, lors de la journée d’initiative parlementaire réservée au groupe Les Démocrates, une proposition de loi portée par Christophe Blanchet visant à inscrire un enseignement obligatoire à la défense nationale dans le Code de l’éducation. Estimant que « la défense nationale est l’affaire de tous », Christophe Blanchet souhaite ancrer cet apprentissage dans le temps scolaire. Afin de permettre à chaque jeune de comprendre la mission des armées, les conditions de la souveraineté et la place du citoyen dans la stratégie de défense, le député souhaite que, de la classe de 6e à la terminale, chaque matière puisse se saisir pleinement de ces enjeux. « Ce texte est une catastrophe ! Il est inacceptable car il participe à une militarisation de notre jeunesse et à une banalisation de la guerre dans notre société », proteste Soumya Bourouaha, députée communiste de Seine-Saint-Denis. De meurs côtés, les syndicats enseignants ont signé un communiqué commun appelant les députés à voter contre cette proposition de loi. « Elle acterait le fait que la mission de l'école n'est pas d'instruire la jeunesse et de développer son esprit critique, mais de lui inculquer une culture militaire », s'insurgent-ils. Faut-il rendre obligatoire l’enseignement de la défense nationale à l’école en France ?

    Invités :

    • Christophe Blanchet, député « Les Démocrates » du Calvados

    • Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne

    « Bourbon express » par Marco Paumier


    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 5 m
  • Moyen-Orient : La guerre jusque dans l’hémicycle | Chaque voix compte - 25/03/2026
    Mar 26 2026

    À LA UNE / Moyen-Orient : La guerre jusque dans l’hémicycle

    Presque un mois après le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, la situation au Moyen-Orient fait l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale cet après-midi, mercredi 25 mars. Réclamé par le groupe parlementaire « Les Écologistes » et « La France Insoumise », les partis avaient réclamées une discussion autour du « respect du droit international par les États-Unis et Israël » mais également sur « les objectifs et implications de la France ». En amont du débat, Matignon avait promis des annonces pour l’armée. Sébastien Lecornu a dévoilé un plan d’investissement dans les munitions de « 8,5 milliards d’euros de plus » d’ici 2030, outre les 16 milliards déjà investis, à la faveur d’une actualisation de la loi de programmation militaire. Celle-ci doit être présentée, a-t-il précisé, au Conseil des ministres le 8 avril, puis examinée à l’Assemblée la semaine du 4 mai. Le Premier ministre estime que l’investissement dans les munitions est « un enjeu militaire mais aussi un enjeu industriel, donc de souveraineté, et de liberté ». Il a également annoncé la création de « France Munitions », un grossiste de munitions, « pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés Ces annonces interviennent alors que les frappes de missiles se poursuivent. Si Donald Trump a affirmé, ce mercredi 25 mars, avoir transmis à l’Iran un plan de paix en 15 points, incluant notamment une proposition de cessez-le-feu d’un mois, les chances d’accords restent faibles. Dans ce contexte, la France peut-elle agir?

    Invités :

    • Jean-Michel Jacques, député « Ensemble pour la République » du Morbihan

    • Maya Khadra, enseignante et journaliste spécialiste du Moyen-Orient

    • Mathieu Plane, directeur adjoint du Département analyse et prévision de l'OFCE

    Chroniques :


    « Les off de Lou » par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » par David Revault d'Allones

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Petits colis, grand fiasco ?

    Depuis le 1er mars, la France a mis en place une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur une grande plateforme d'e-commerce, une mesure visant à freiner le flux massif des « petits colis », d'une valeur de moins de 150 euros, jusqu'à présent exemptés de droits de douane, en provenance de Chine. Toutefois, les entreprises visées par ce dispositif : Shein, Temu, AliExpress, etc., sont accusés de contourner cette taxe en expédiant par avion les marchandises dans des pays européens non concernés par cette contribution puis en les acheminant par la route jusqu'en France. Le gouvernement a donc étendu les pouvoirs des agents des douanes par un arrêté publié au Journal officiel ce mercredi 25 mars « afin de leur permettre de contrôler, sur le territoire national, les colis issus du e-commerce ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne », selon un communiqué de Bercy. Cette taxe de deux euros sera cumulée à partir de juillet avec un droit de douane européen de 3 euros par type d'article commandé qui s'appliquera sur le sol de l'UE. La taxe française a vocation à être remplacée par un dispositif 100% européen similaire prévu en novembre 2026, harmonisant ainsi les règles pour l'ensemble du marché unique. En 2025, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en Europe, à 97% de Chine. En France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, d'une valeur de 5,58 milliards d'euros. Cette nouvelle mesure trouvera-t-elle plus de succès que la précédente ?

    Invités :

    • Philippe Latombe, député « Les Démocrates » de Vendée

    • Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de l'UFC-Que-Choisir

    • Julien Guibert, député « Rassemblement National » de la Nièvre

    « Bourbon express » par Marco Paumier

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 6 m
  • Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ? | Chaque voix compte - 24/03/2026
    Mar 25 2026

    À LA UNE / Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ?


    Les Français sont retournés aux urnes ce dimanche 22 mars pour le second tour des élections municipales de 2026. Les résultats confirment la progression de l’abstention, qui a atteint 42,18%, un niveau record sous la Ve République, à l’exception des élections de 2020. Présenté comme une répétition générale avant l’élection présidentielle, ce second tour livre un enseignement nuancé. La fragmentation du paysage politique s’est exprimée au niveau local, où les triangulaires et quadrangulaires se sont multipliées. Les tentatives d’alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise n’ont pas produit les effets escomptés. Là où le Parti socialiste s’est imposé, il l’a fait sans coalition avec les Insoumis : à Paris, Marseille, Lille, Rennes ou Le Mans. À l’inverse, dans plusieurs villes comme Toulouse, Limoges ou Clermont-Ferrand, ces rapprochements se sont soldés par des revers. La France insoumise revendique toutefois des succès symboliques, notamment à Roubaix et à Saint-Denis. L’extrême droite poursuit sa progression avec 63 communes emportées. Le parti a « multiplié par six ou par sept » son contingent d'édiles, a notamment déclaré Marine Le Pen. La droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, avec 1 267 maires élus. Gabriel Attal, président du parti Renaissance revendique des victoires à Annecy et Bordeaux et tend la main aux électeurs de la « gauche républicaine » qui ont été « écœurés » par les accords avec LFI, tout comme à ceux de la « droite républicaine ». Quels enseignements tirer de ces résultats, alors que la course à l’Elysée en 2027 débute ?


    Invités :

    - Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po

    - Corinne Lhaïk, journaliste à l’Opinion

    - Stéphanie Depierre, Journaliste LCP


    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet

    « Périer tranche » par Bertrand Périer


    LA QUESTION QUI FÂCHE /

    Alors que l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, figure de la « gauche plurielle » réunissant socialistes, écologistes et communistes, est décédé ce dimanche 22 mars, la gauche actuelle sort divisée de ces dernières municipales. Le pari des villes, comme Toulouse ou Limoges, qui ont fait des alliances dans l’entre-deux-tours avec La France insoumise, s’est avéré infructueux. Si Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier, n’avait pas exclue, avant le second tour, les alliances au niveau local avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, au lendemain des résultats, le patron du PS a souligné ce lundi 23 mars que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche ». L’ancien président François Hollande a estimé que le chef du parti « n’a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas ». De son côté, le très probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique) qui s’était clairement opposé à ces arrangements de l’entre-deux tours avec LFI a souligné lundi que « la tambouille ne fonctionne pas ». Il a ajouté que « la bataille de la France a commencé », appelant la gauche à conclure « un nouveau contrat patriotique » pour la présidentielle de 2027. À l’heure des comptes et alors que le PS s’est réuni en bureau national ce mardi 14 mars, entre critiques internes et appels à la clarté, l’unité du parti est-elle comprise ?


    Invités :

    - Sandrine Rousseau, députée « Les écologistes » de Paris

    - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris

    - Anna Pic, Députée "Socialistes et apparentés" de la Manche


    « Bourbon express » par Marco Paumier


    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 7 m
  • Spécial élections municipales | Chaque voix compte - 20/03/2026
    Mar 20 2026

    À LA UNE / Spécial élections municipales


    Si 33 000 communes connaissent déjà leur maire, il reste 1 580 élus à désigner et le suspense reste entier dans de nombreuses municipalités. Tractations intenses, retraits de listes et débats tendus : avec son lot de rebondissements, l'entre-deux tours a pu modifier sensiblement l'équilibre des forces pour les élections du dimanche 22 mars. Timide avant le premier tour, la fin de campagne à Paris s’est caractérisée par un brusque regain de tension, tant les jeux sont ouverts : un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV prédit un score de 45,5% des voix pour le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, suivi de près par Rachida Dati, candidate « Le Républicains » (LR), créditée à 44,5%. À Nice, le refus de Bruno Retailleau, président LR, de soutenir le candidat de son parti Christian Estrosi contre le candidat soutenu par le Rassemblement national (RN), Eric Ciotti, a alimenté confusion et discorde au niveau national. À Marseille, l'élection municipale se joue entre le maire sortant Benoît Payan (Union de la gauche) et Franck Allisio (RN) qui sont arrivés au coude-à-coude au premier tour. À Bordeaux, le retrait de Philippe Dessertine, candidat sans étiquette, pourrait ouvrir la voie à une victoire du marconiste Thomas Cazenave, contre le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic. Enfin, après la percée de « La France Insoumise » (LFI) au premier tour, le fait majeur de cette campagne a été les alliances du parti avec le PS. Les Insoumis peuvent espérer des victoires à Toulouse, Limoges ou Roubaix. À Nantes, Brest ou Rodez, les candidats PS se sont alliés à LFI pour espérer gagner les mairies. Du côté du RN, les alliances ont été moins nombreuses. Jordan Bardella a, toutefois, renouvelé son appel à l'union des droites, évoquant la nécessité d'une « grande alliance de tous les partis patriotes ». Cette campagne d’entre-deux-tours, va-t-elle rebattre les cartes pour les municipalités restantes ?


    Invités :

    Benjamin Morel, constitutionnaliste

    Christelle Craplet, directrice Opinion de l'institut de sondages Ipsos-BVA

    Jean Garrigues, historien


    Chroniques :

    « Périer tranche » par Bertrand Périer

    « Les off de Lou » par Lou Fritel


    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 1 m
  • Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA | Chaque voix compte - 19/03/2026
    Mar 20 2026

    À LA UNE / Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA


    Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, entre essaims de drones et intelligence artificielle (IA), le champ de bataille se transforme. « Après la guerre en Ukraine et à Gaza, la guerre en Iran apparaît comme une étape supplémentaire du recours de plus en plus systématique à l'IA par les grandes puissances militaires », relève Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des Technologies de l'Ifri. L’IA est désormais largement mobilisé par les belligérants pour piloter des drones autonomes, analyser des données et hiérarchiser des cibles. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont ainsi conduit près de 900 frappes en l’espace de 12 heures, une simultanéité rendue possible par un recours intensif aux capacités de l’IA. Le Pentagon s’est appuyé en effet sur Claude, une IA développée par Anthropic. Toutefois, selon la chercheuse Emilia Probasco « Ça a des failles […] L’algorithme peut, par exemple, être biaisé et mal identifier une cible particulière. ». Face aux risques de dérives et usages de l'IA à mauvais escient, l'ONU avait demandé en juin 2025 aux Etats d'instaurer des règles contraignantes pour l'encadrer. Du côté iranien, les drones Shahed se sont imposés comme l'outil central de la riposte. Peu coûteux, environ 17 000 euros, produits en masse et lancés en essaims, ces drones cherchent à épuiser le système défensif adverse : un drone bon marché peut obliger à tirer un intercepteur dont le coût atteint 3 millions d'euros. Si l’IA et les drones révolutionnent la conduite de la guerre, conduisent-ils aussi à brouiller les responsabilités ?


    Invités :

    Margot Vallin-Sénéchal, secrétaire générale de l’AMIAD

    Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU

    Alexandra Saviana, grand reporter à L’Express

    En visio, Jérémy Caussade, PDG d' Aura Aéro, constructeur aéronautique français


    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Crise énergétique : la France en fait-elle assez ?

    Le mercredi 18 mars, Israël a mené des frappes contre le gisement gazier offshore South Pars, la plus grande réserve de gaz connue du monde, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. En réponse, l’Iran a mené des frappes à Ras Laffan, au Qatar, le plus grand site de production de gaz liquéfié du monde, alimentant le spectre d’une « guerre du gaz ». Car, le Qatar est lié par une série d’accords à long terme sur le gaz naturel liquéfié (GNL) avec, entre autres, le français Total, le britannique Shell, l’indien Petronet, et l’italien Eni. L’Iran a également ciblé les infrastructures énergétiques d’Arabie Saoudite, qui a annoncé se donner « le droit de mener des actions militaires si cela s’avère nécessaire ». Jusqu’à présent, la crainte principale se concentrait sur le verrouillage du détroit d’Ormuz mais cet enchaînement laisse redouter une nouvelle escalade dans le conflit. Alors que l’Italie de Giorgia Meloni a adopté, ce mercredi 19 mars, un décret-loi réduisant de 0,25 euro par litre le prix du carburant, le gouvernement français n’envisage pas, à ce stade de baisser les taxes sur les prix du carburant. Réunis à Matignon ce jeudi 19 mars, autour de Sébastien Lecornu et sept ministres concernés par le conflit, le gouvernement a reçu divers représentants de filières touchées par ces hausses de prix, notamment les agriculteurs et les pêcheurs. Comment la France peut-elle répondre à ces envolées de prix ?


    Invités :

    Agnès Pannier-Runacher, députée « Ensemble pour la République » du Pas-de-Calais

    Chloé Le Coq, présidente de l’association des économistes de l’énergie

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Más Menos
    1 h y 6 m