100 % création Podcast Por RFI arte de portada

100 % création

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Mode, accessoires, décoration, stylisme, design. Dans la chronique 100 % création de Maria Afonso, RFI vous fait découvrir l’univers de créateurs. Venez écouter leur histoire, leur parcours, leurs influences, leur idée de la mode chaque dimanche à 04h53, 6h55 et 12h54 TU vers toutes cibles.

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  • Infinity, le sac à main connecté imaginé par Richard Peuty
    Jan 10 2026
    Le Consumer Electronic Show (CES) 2026 de Las Vegas, qui vient de refermer ses portes, réunit tous les ans les plus grandes marques et les plus grands innovateurs du secteur technologique. Richard Peuty y était l’un des représentants de la France cette année. Autodidacte qui aspire à transformer la mode en un secteur où la technologie et l’artisanat se conjuguent pour répondre aux attentes des consommateurs du XXIe siècle, celui-ci y a présenté son sac Infinity, un accessoire de mode innovant et connecté. Infinity est, selon Richard Peuty, l’un des symboles de la créativité française tournée vers l’avenir. La création a toujours été présente. Depuis mon jeune âge, j'adore innover, créer. C'est un stimulant. C'est à dire qu’aujourd’hui, sans créer, sans innover, je pense que je n'aurais pas ma place dans un métier standard, j'ai besoin d'avoir cette excitation. Et les entrepreneurs ont cette excitation là quand ils sont en mode projet. Originaire de Nogent-sur-Marne, en région parisienne, Richard Peuty se passionne dès l'adolescence pour le codage, l’auto-apprentissage et l’innovation. Après des études en économie, il décide de suivre sa véritable vocation : créer des produits qui mêlent technologie et design. Son expérience dans le secteur du prêt-à-porter lui donne l’idée de concevoir un costume évolutif, puis de transposer cette idée dans la maroquinerie. « Je devais avoir 20 ou 21 ans. Je faisais un stage dans une enseigne de prêt-à-porter et j'achetais énormément de costumes. Je me suis dit : "Pourquoi ne pas avoir un costume avec une couleur unique ? Et je pourrais lui envoyer des motifs Prince de Galles, des motifs velours". À partir de là, j’ai pensé que cela pourrait être intéressant d'avoir un vêtement évolutif. En revanche, à l'époque, j'étais limité par la technologie. Le problème, c’était de travailler l'image. J’ai voulu l'intégrer dans un objet du quotidien. Et quel est l'accessoire de mode ultime ? C'est le sac à main. Il y avait un besoin qui n'est pas encore comblé dans la mode, c'est le besoin d'immédiateté, notamment sur les accessoires. Les habitudes des consommateurs vont de plus en plus vers la personnalisation, même vers l'ultra-personnalisation. Ce sac à main connecté, ultra-personnalisable et instantané, répond à ce type de besoin dans la mode. Le sac à main, c'est également un accessoire qui est très vendu. En plus, l'image de la France à l'international est très forte sur le sac à main. Mais c'est surtout un accessoire où l'on peut facilement intégrer des écrans, que ce soient des écrans rigides ou flexibles.» Baptisé Infinity, le sac à main connecté imaginé par Richard Peuty est capable de changer de couleurs et de motifs instantanément. Un accessoire personnalisé, innovant, et surtout, capable de faire sensation. Pour réaliser ce projet, Richard Peuty s’est entouré d’artisans de maroquinerie. « Je ne suis absolument pas maroquinier, je n'y connais rien du tout. D'ailleurs, niveau mode, j'ai encore des choses à apprendre. Néanmoins, je sais trouver des compétences que je n'ai pas. J'ai participé en 2024 au concours international Lépine. J'y ai remporté la médaille d'argent sur la partie objets connectés. Ensuite, j'ai eu un atelier de luxe à Châteauroux qui s'appelle Échanges Métiers d'Art, EMA. Cet atelier m'a contacté en me disant: "J'ai adoré ce projet, il faudrait qu'on travaille ensemble". Nous avons noué un partenariat. Ils s'occupent de la fabrication du sac à main, y compris du prototype. Cela va être la combinaison de multiples compétences en technologie et maroquinerie. » Qui dit nouvelles technologies et innovation dit aussi produit breveté. « Avant de lancer le projet, il fallait savoir s'il pouvait être breveté. Pour cela, il y a l'INPI, l'institution qui va faire des recherches d'antériorité pour savoir s'il existe une technologie similaire. Certaines choses ont été testées sur le marché, mais pas aussi bien développées. Nous avons pu déposer un brevet. Ce sac à main est donc breveté. Cela va être de l'assemblage de technologies qui existent déjà. Néanmoins, ça va être la manière de faire l'assemblage. » L’un des objectifs des sacs Infinity est, selon Richard Peuty, de sortir l’art des galeries avec une collection signature. « Nous avons une bibliothèque de textures, de motifs, en libre accès. Ensuite, les utilisatrices peuvent prendre par exemple une photo d'un joli paysage, l'envoyer directement sur le sac. C'est une personnalisation, intime pratiquement. Ce qui me tient à cœur, c'est la collection "Signature", un partenariat avec des artistes. Ils proposent leurs œuvres au sein de l'application. Nous allons sortir l'art des galeries, cela fait partie de notre vision. Nous allons laisser le choix à l'utilisatrice de faire la promotion d'un artiste. Le premier vivier d'artistes ...
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    8 m
  • Comment Mathias Ouvrard réinterprète et modernise les techniques du vêtement traditionnel breton
    Jan 3 2026
    Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre d'un artiste textile et plasticien, Mathias Ouvrard. Inspiré par le domaine du textile et les techniques vestimentaires traditionnelles bretonnes, il les réinterprète, créant ainsi des œuvres contemporaines qui portent en elles l’histoire de la Bretagne. Son parcours, ses techniques et son imagination racontent son lien avec le patrimoine et l’art. Derrière chaque fil, chaque motif, se cache la mémoire d’une tradition incarnée et modernisée. « La création, c'est un peu le quotidien, parce que même si je ne suis pas dans l'atelier, le petit panier dans lequel je mets des idées est toujours ouvert. Si je vois des choses qui m'intéressent ou m'interpellent, je vais pouvoir les mettre de côté et y repenser plus tard. » Mathias Ouvrard, artiste textile et plasticien. « La création, c'est un vrai plaisir et une vraie frustration parce que j'ai beaucoup plus d'idées que de choses terminées dans l'atelier. Je suis obligé de choisir. » Originaire de Quimper, Mathias Ouvrard a grandi entre la Bretagne et les Antilles. Très tôt, il a été sensibilisé à l’importance du travail manuel et des traditions bretonnes qui occupent une place essentielle dans sa vie. Il fait des études de design, suivies d’un diplôme supérieur des Arts appliqués en Broderie. Passionné par cette technique, il la découvre en s’intéressant au costume traditionnel breton, notamment lors de ses activités de danse. « On ne brodait pas dans ma famille. Ma grand-mère tricotait, mais elle ne brodait pas. J'ai découvert la broderie via le costume ancien, le costume traditionnel qui est chargé de broderie. En tous cas, les pièces conservées. J'ai découvert la broderie sur le costume. Puis comme je dansais, je faisais partie d'un groupe de danses bretonnes. Assez rapidement, je me suis mis à la technique, notamment pour du costume de scène. Je me suis fait la main via le traditionnel. Assez vite, j'ai "customisé" mes affaires : le sac à dos, les vestes, les chaussures. Comme la passion a duré et comme cela me plaisait de plus en plus, j'ai poursuivi là-dedans », raconte-t-il. Après ses études, Mathias Ouvrard, en 2015, participe à un concours de costumes en lien avec le patrimoine textile breton. Il fait alors dialoguer le passé avec le présent, réinterprète des motifs anciens, créant ainsi des œuvres contemporaines qui portent en elles l’histoire de la Bretagne. « La Confédération Kenleur, qui regroupe toutes les associations qui s'intéressent à la matière bretonne, lance un concours qui enjoint ses adhérents à se poser la question d’une version contemporaine de notre patrimoine vestimentaire. C'est exactement ce que j'attendais. Dans une main, j'avais le traditionnel, dans l'autre main, le contemporain et je n’attendais qu'une chose : l'opportunité de mêler les deux. J'ai adoré. J'ai fait une recherche un peu plus poussée sur une forme qui me plaisait, en vêtements anciens, couplée à une réflexion créative autour de toutes ces matières-là. J'ai gagné le premier prix de ce concours de costumes, après c'était parti. Une fois que j'avais mis le pied dedans, j'avais envie d'en faire d'autres. J’ai donc réalisé une collection sur ce même thème avec un ami couturier, Thomas Jan, puis une deuxième avec beaucoup de broderies, tout ce qu'on connaissait, tout ce qu'on savait déjà faire. On a pu l'exploiter sur un vêtement contemporain, donc c'était super intéressant », se remémore-t-il. Mathias Ouvrard veut préserver un savoir-faire précieux, en passe d’être oublié comme la technique du velours piqué. Une technique ancienne utilisée pour décorer les costumes bretons : « Dans le vêtement traditionnel, il y a la broderie bien évidemment, la plupart des ornements traditionnels sont des broderies. Mais il s'est aussi développé certaines techniques endémiques du territoire, qui sont des techniques textiles ou de manipulations textiles, notamment dans la région de Quimper, ce qu'on appelle le velours piqué. On l'entend aussi sous le terme de plissé piqué. C'est une technique qui me passionne parce qu'on arrive très bien à reconstruire son histoire et son apparition. De par la manière de décorer le vêtement à partir des années 1850, les tailleurs vont ganser certaines pièces de petits rubans de soie. Quand le velours arrive, de petits rubans de velours et ces petits rubans de velours vont s'agrandir au fur et à mesure des époques et des modes. Ils vont grandir, grandir, grandir. Comme ils sont posés sur des parties qui sont arrondies, il faut trouver une technique pour les poser proprement. Pour cela, ils vont avoir l'idée de froncer toute la surface du velours et de l'arrondir en épousant les formes du vêtement. Ce plissé de velours, ils vont entièrement le piquer sur la surface pour enlever tous les fils de fronces, et ça devient une matière à part entière...
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  • Sared Ramirez: 100 ans après, la CIUP inspire toujours l’art et la photographie
    Dec 27 2025
    La Cité internationale universitaire de Paris, créée en 1925, est un campus unique au monde. Elle accueille, chaque année, 12 000 étudiants, chercheurs et artistes de 150 nationalités. Pour célébrer son centenaire : arts numériques, expositions, conférences, projections et visites guidées, concerts sont ouverts au public. À l’occasion de la programmation off du centenaire de la Cité internationale, nous recevons Sared Ramirez, ancienne résidente. Cette artiste investit l’intimité des chambres étudiantes du campus avec une exposition intitulée « Nos chambres ». Pour cette cinéaste-photographe mexicaine, installée à Paris, la Cité est un véritable creuset de créativité, d’échanges et d’inspiration. Un espace catalyseur de projets artistiques et de rencontres humaines. Je pense que la création est une pratique essentielle pour moi. Je l'ai confirmé ici. Sared Ramirez, cinéaste-photographe. J’avais vraiment besoin de faire autre chose à côté. Je faisais des études théoriques, j’avais besoin, pour survivre, de faire quelque chose, même si c’était du dessin ou de la photographie. Pour moi, la création, c’est une chose dont j’ai besoin pour vivre, car c’est le canal par lequel je peux déposer mes émotions et me libérer. Sared Ramirez est née dans une petite ville près de Guadalajara au Mexique. Après ses études en communication et arts audiovisuels, elle travaille dans la publicité et la postproduction, tout en explorant la création cinématographique à travers des courts métrages. Elle décide de venir en France pour approfondir ses connaissances théoriques du cinéma. « Je suis venue en France pour faire mon master. En tant que créatrice, cela a été difficile d’arriver dans un contexte académique, c’était à la Sorbonne Nouvelle, donc la Cité était un espace où je pouvais revenir chez moi, entourée de personnes qui m’inspiraient beaucoup. Parce qu’en fait, cela, c’est un autre aspect de la Cité : les gens que l’on peut y rencontrer, les profils variés, qui excellent dans leur domaine, qui inspirent. Pour moi, partager les Maisons avec des personnes qui, peut-être, n’étaient pas liées à ma discipline, était enrichissant. J’ai parlé avec des gens qui étaient dans la science, l’architecture, le droit, mais qui, d’une manière ou d’une autre, pouvaient m’apporter une vision plus riche de la vie et ainsi influencer mon travail aussi, en tant que créatrice. Je pense que cela donne à la création un aspect complètement différent, parce que tu sors de ta vision initiale, que ce soit à l’université ou avec tes amis, qui font du cinéma ou de la photographie, et tu deviens plus sensible et plus empathique envers les autres. » Pour Sared Ramirez, la Cité est un lieu chargé d’histoire, où ont vécu des étudiants devenus des personnalités. « Dès mon arrivée, j’ai été étonnée par le nombre de personnes célèbres qui sont passées ici, à la Cité. Un des photographes que je connais bien, comme Sebastião Salgado, habitait la Maison du Brésil. Il a commencé à faire de la photo à la Cité, et il est venu pour étudier l’économie, il a réalisé ses projets photo. Ensuite, il a changé de voie. Des écrivains comme Julio Cortázar ont aussi résidé ici, à la Maison d’Argentine, tout comme Jean-Paul Sartre. Beaucoup d’architectes sont aussi passés par la Cité. » La richesse des rencontres avec des personnes de différentes nationalités, disciplines et cultures a permis à Sared Ramirez de développer encore plus sa fibre artistique. « J’étais à la Maison du Mexique lors de ma première année. À la Cité, il y a cette notion de brassage. Toutes les Maisons doivent envoyer des résidents dans d’autres Maisons pour favoriser le mélange culturel. Il y a 60 % des résidents de la nationalité de la Maison et 30 % d’une autre nationalité. Cela crée une dynamique très intéressante, car ce n’est pas simplement une division par nationalités, mais un véritable melting-pot. J’ai été à la Fondation suisse, puis à la Maison Fondation Biermans-Lapôtre, et enfin, en dernière année, à la Fondation hellénique. C’est comme changer de pays, mais rester dans la même ville. J’ai eu la chance d’avoir fréquenté quatre Maisons différentes. C’est à la Fondation suisse que j’ai commencé mon projet photographique. C’est une Maison incroyable, conçue par Le Corbusier. Les chambres, notamment, m’ont beaucoup inspirée. Les couleurs, l’atmosphère, tout cela donne une sensation de bâtiment très artistique. C’est là que j’ai lancé mon projet photographique. » La Cité Universitaire est un espace de création. Pour Sared Ramirez, il existe de nombreux moyens, comme des ateliers, des laboratoires photo, et des opportunités de projets collaboratifs, qui lui ont permis de monter plusieurs expositions. « Je fais beaucoup de choses en ...
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