Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 Podcast Por Nostalgie+ arte de portada

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

De: Nostalgie+
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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.Nostalgie+ Música
Episodios
  • 1972 : comment Earl Hines a participé à la naissance du son numérique au Japon
    Apr 3 2026
    Nous sommes le 10 juillet 1972 au Studio 2 Nippon Columbia, à Tokyo.

    Happy Day pour un pianiste de jazz américain en séjour au Japon. Earl a 66 ans. Et il va, l'air de rien, participer à une petite révolution dans l'histoire de la musique.

    Grâce à la marque Denon.

    Earl Hines est une légende du jazz. L'un des pianistes les plus influents de l'histoire. Il a façonné le jeu de piano jazz dans les années 40 et 50.

    Ce jour-là, il enregistre un album solo. Tout se fait en une heure et demie.Toutes les prises sont des premières prises. Jouées en direct. Pas de répétition.

    Mais ce qui est révolutionnaire, ce n'est pas le pianiste. C'est la machine qui enregistre.

    Le DN-023R. Le tout premier enregistreur numérique PCM utilisable en studio.

    Un monstre. 400 kilos. Trois armoires métalliques. Une bobine d'une heure pèse 10 kilos. Et coûte 500 dollars. Soit près de 4 000 euros aujourd'hui.

    Avant 1972, tous les enregistrements se font sur ruban magnétique analogique. Avec ses défauts. Le souffle. La distorsion. Et des variations de vitesse qui font vaciller les notes.

    L'appareil de Denon change tout.

    Il enregistre en numérique (oui déjà !). En convertissant le son en données binaires.

    Des chiffres qui sont très proches du standard du CD.

    Le résultat ?

    Silence absolu. Plus de souffle de bande entre les morceaux.

    Stabilité parfaite. Pour les ingénieurs de l'époque, c'est un choc acoustique.

    Le premier album commercial au monde issu d'un master numérique sort en janvier 1971. C'est "Something" du saxophoniste de jazz Steve Marcus.

    À partir de 1972, Denon multiplie les enregistrements. Musique classique. Jazz. Avec le logo fièrement affiché sur les pochettes : "PCM Digital Recording". Si vous chinez des vinyles d'occasion et que vous voyez ce logo sur une pochette des années 70, achetez-le. Ce sont souvent des enregistrements d'une clarté exceptionnelle. Même selon les standards d'aujourd'hui.

    Sans les travaux de Denon dans les années 70, le Compact Disc, sorti en 1982, n'aurait probablement pas vu le jour aussi vite....
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    5 m
  • “Calmos” : le film scandaleux de Bertrand Blier qui choque la Belgique en 1976
    Apr 2 2026
    Nous sommes le 11 février 1976.

    Happy Day dans les salles obscures. Enfin... pas pour tout le monde. Un film débarque en Belgique. Interdit aux moins de 18 ans. Réalisé par Bertrand Blier. Avec Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle. C'est déjà un goût d'évasion en soi !

    Son titre : "Calmos".

    Scandaleux. Antiféministe. Provocateur. Et totalement délirant.

    L'histoire ?

    Paul est gynécologue. Aigri. Par sa vie professionnelle. Par sa vie conjugale. Un jour, il croise Albert dans la rue. Un quidam qui est, lui aussi, lassé des femmes.

    Ils prennent une décision radicale. Faire sécession de la gent féminine. Pour se consacrer à la seule chose qui compte vraiment : la bonne chère.

    Croûtes de fromage. Madiran. Pâté. Et liberté masculine.

    Sauf que la machine s'emballe. Ces messieurs ne veulent pas juste profiter de la compagnie des hommes. Non. Ils veulent quitter définitivement les femmes. Fuir leurs exigences. Leur monde.

    En 1974, Bertrand Blier vient de triompher avec "Les Valseuses". On est en 1975. L'Année Internationale des Femmes. La loi Veil vient d'être votée. Le féminisme est sur toutes les lèvres.

    Blier change de plan. Le sujet est explosif ? Ils en feront la plus féroce bouffonnerie imaginable.

    Ils reprennent toutes les revendications des militantes féministes. Tous les griefs. Tous les slogans. Et ils les appliquent... aux hommes.

    Les hommes deviennent victimes de violence sexuelle. Objets de concupiscence. Sujets de brimades. Rêvant d'une société utopique où ils échapperaient à la domination féminine.

    Le résultat ? Catastrophique.

    La critique, déjà insensible aux "Valseuses", est cette fois vent debout.

    Les uns crient à l'agression réactionnaire. Les autres à l'étalage licencieux du vice. Le public s'étrangle et boude. Les militantes féministes reçoivent l'œuvre comme un crachat.

    Un échec cuisant, en tout cas à sa sortie…

    En 2010, Blier dira : "Calmos est la plus grosse connerie de ma vie."

    Mais c'est peut-être aussi la plus belle.

    Blier lui-même expliquera : "Calmos doit être pris comme une farce énorme, écrite avec la plus entière mauvaise foi et qui, par le biais de cette mauvaise foi, débouche sur l'humour."

    Une fable. Totalement folle. Totalement libre. Et délicieusement provocatrice, sur une musique de Georges Delerue...
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  • Claude François et Dannemois : la naissance de “La Ferme du bonheur” en 1964
    Apr 1 2026
    Nous sommes en mars 1964.

    Happy Day pour Claude François. Il vient d'acheter un moulin à eau du XIIe siècle dans le petit village de Dannemois, dans l'Essonne, à 60 km au sud de Paris. Un endroit paisible. Pour ses jours de repos.

    Quelques semaines plus tard, il interprète une chanson qui prend la clé des champs.

    Coïncidence ? Pas vraiment.

    Claude François cherche un refuge. Un lieu loin du tourbillon parisien. Loin des studios. Loin des scènes.

    Il découvre l'ancien moulin au bord de l'eau. Entouré de verdure.

    Il l'achète. Et décide d'y installer sa mère et sa sœur. Elles y retrouvent la sérénité de leur vie en Égypte, avant l'exil.

    L'endroit devient rapidement "Le Moulin". Tout court.

    Claude François le transforme. Il y met ses idées. Son goût pour le décor.

    Le moulin devient féerique. Un rendez-vous festif du show-biz. Ses amis viennent. Les journalistes aussi. Les photographes immortalisent les soirées.

    Même si, je vous le rappelle, le but premier était d'en faire un refuge familial, une sorte de ferme du bonheur...

    "La Ferme du bonheur" sort quelques semaines après l'achat du moulin.

    Hasard du calendrier. Ou besoin d'exprimer ce qu'il ressent dans ce lieu.

    Les paroles parlent d'un endroit où l'on vit heureux. Loin du bruit. Loin des soucis. Entouré de ceux qu'on aime. Donc AUSSI ses amis.

    L'été venu, il part en tournée. Une tournée qui donnera lieu à un film de Claude Vernick au titre éloquent : "L'été frénétique".

    Contraste total avec le moulin. D'un côté, la fièvre des concerts. De l'autre, la tranquillité de Dannemois.

    Claude François y restera fidèle jusqu'à sa mort en 1978.
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    2 m
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