Questions au Gouvernement du mardi 24 mars 2026 :
Ce 24 mars, les députés ont rendu hommage à Lionel Jospin, ancien Premier ministre et artisan de la gauche plurielle, décédé à l’âge de 88 ans.
Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Boris Vallaud a salué « un homme de gauche, homme d’État, grand socialiste (…) qui laisse à la France des lois, des progrès sociaux, un peu plus d’égalité et de justice ».
Après une minute de silence, les députés sont entrés dans le vif de l’actualité, après trois semaines de suspension des travaux parlementaire pour cause d’élections municipales.
Au cœur des préoccupations : le prix du carburant, sur fond de guerre au Moyen-Orient. Les députés ont fait le plein des questions avec pas moins de neuf interpellations sur le sujet, et un premier échange tendu dans l’hémicycle entre le député RN Jean-Philippe Tanguy et le ministre de l’Économie Roland Lescure.
« Nos compatriotes doivent choisir entre remplir leur caddie ou le réservoir de leur véhicule pour aller travailler », a déploré l’élu de la Somme, en demandant un allègement des taxes sur le carburant « pour le seul intérêt des Français. »
« Jamais l’état ne s’enrichit lors de chocs pétroliers », a martelé de son côté Maud Bregeon, ministre chargée de l’Énergie, en réponse à une question du député socialiste Hervé Saulignac.
« Manger ou conduire, il faut choisir », a renchéri le député UDR Éric Michoux, appelant le gouvernement à « écouter la colère qui gronde (…) La France qui travaille. »
Prenant la parole en milieu de séance, Sébastien Lecornu a démenti « toute situation de pénurie »en ajoutant avoir « l’intime conviction qu’aucun chèque général, aucune mesure globale ne seront utiles. »
Autre sujet majeur d’inquiétude, la guerre au Moyen-Orient. Fustigeant une « géopolitique du chaos », l’écologiste Pouria Amirshahi a dénoncé les « bombardements illégaux », et l’implication de Paris dans le conflit. En réponse, le ministre Jean-Noël Barrot a rappelé la position de la France, « puissance d’équilibre, qui ne se laisse pas entraîner dans une guerre qu’elle n’a pas choisie ».
Le gouvernement a également été interpellé sur la question de la protection de l’enfance. « La France maltraite ses enfants », a accusé la députée Modem Perrine Goulet, appelant à une réforme de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Un projet de loi est attendu en conseil des ministres au mois de mai sur ce sujet sensible.
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