Quel “jouet” emblématique signe son grand retour ?
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Trente ans après leur apparition, les petits œufs électroniques Tamagotchi signent un retour spectaculaire. Pas un simple frisson nostalgique : un vrai phénomène économique.
Le chiffre qui résume tout tient en une ligne : les ventes de produits Tamagotchi (hors jeux vidéo) ont été multipliées par environ sept en cinq ans, depuis 2019. Autrement dit, la “renaissance” s’est construite sur la période post-Covid : davantage de temps à la maison, un besoin de réconfort, et l’envie d’objets simples, affectifs, quasi anti-stress.
Ce retour s’appuie aussi sur un socle industriel solide. Bandai Namco rappelle qu’au total, plus de 100 millions de Tamagotchi (ces “œufs” de poche) ont été vendus dans le monde depuis le lancement de la marque. Ce volume historique compte, car il transforme le produit en icône transgénérationnelle : les parents d’hier peuvent aujourd’hui offrir à leurs enfants un objet qu’ils ont connu… et s’en racheter un “pour de bon”.
Pourquoi ça marche maintenant, alors que le smartphone existe ? Justement parce que le Tamagotchi est l’inverse du smartphone : un usage limité, des règles simples, une petite dose de responsabilité et de récompense. Et surtout, c’est un objet. Il se porte, se montre, se collectionne. La preuve : à Tokyo, l’effet “accessoire de mode” est devenu un argument en soi, notamment chez les plus jeunes.
Économiquement, le Tamagotchi profite d’un marché en forte traction : celui des “kidults”, ces adultes qui achètent des jouets pour eux-mêmes, à la frontière entre collection, lifestyle et cadeau. C’est un segment sur lequel Bandai multiplie les déclinaisons : éditions, couleurs, collaborations, et renouvellement régulier des gammes. Et l’actualité alimente la machine : expositions anniversaires, communication événementielle, et mise en scène du produit comme un morceau de culture pop.
Au fond, l’histoire est classique… et très moderne. Dans une économie saturée d’écrans et d’abonnements, un petit objet à trois boutons et à l’attachement quasi émotionnel devient un produit parfait : faible barrière d’entrée, fort capital nostalgie, et achat impulsif. Le Covid n’a pas “créé” le Tamagotchi ; il a remis en valeur ce que l’objet vend depuis 1996 : une relation, miniature, mais intense.
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