Pourquoi le Venezuela est-il un enjeu géopolitique américain ?
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Début janvier, après une opération militaire américaine à Caracas ayant conduit à l’arrestation du président Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump a tenu un discours sans ambiguïté. Selon lui, les grandes compagnies pétrolières américaines vont pouvoir retourner au Venezuela, investir massivement, réparer des infrastructures délabrées et, je cite, « faire à nouveau couler l’argent ». Une promesse spectaculaire… mais immédiatement tempérée par une précision essentielle : l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien reste en vigueur.
Ce paradoxe apparent n’est pas un hasard. Le Venezuela possède l’un des sous-sols les plus riches de la planète. D’après Agence internationale de l'énergie, le pays détient environ 303 milliards de barils de pétrole, soit 17 % des réserves mondiales connues. Un chiffre colossal, supérieur à celui de l’Arabie saoudite. Pourtant, cette richesse contraste violemment avec la réalité économique du pays.
Car aujourd’hui, le Venezuela produit moins d’un million de barils par jour, selon OPEP. Au début des années 2000, il en produisait plus de trois millions. En cause : des années de mauvaise gestion, de corruption, un sous-investissement chronique et surtout, des sanctions américaines en place depuis 2017, renforcées par un embargo pétrolier instauré en 2019.
Privé d’accès aux marchés occidentaux, Caracas a dû écouler son pétrole sur le marché noir, principalement vers l’Asie, avec des rabais massifs. Un pétrole de qualité lourde, difficile à raffiner, souvent transformé en diesel ou en asphalte. Ironie de l’histoire : les raffineries américaines du golfe du Mexique ont été conçues précisément pour traiter ce type de brut vénézuélien.
Alors pourquoi Washington agit-il maintenant ? Selon plusieurs analystes, les États-Unis n’ont pas besoin du pétrole vénézuélien pour leur sécurité énergétique. L’enjeu est ailleurs : reprendre le contrôle politique d’un acteur stratégique, affaiblir les circuits parallèles, et envoyer un signal clair à la Chine et à la Russie, très présentes en Amérique latine.
En clair, derrière le discours économique, le pétrole vénézuélien est avant tout un outil de puissance. Et dans ce dossier, l’or noir sert moins à faire rouler les voitures… qu’à faire avancer les pions sur l’échiquier mondial.
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