Episodios

  • Nota Bene - EXTRAIT - Les jeux vidéo en classe - Avec Romain Vincent
    Jan 16 2026

    Peut-on apprendre l’histoire par les jeux vidéo ? Certains disent que oui, d’autres affirment le contraire, et on entend donc souvent des avis bien différents ! Ce qui est sûr, c’est que certains professeurs utilisent des jeux vidéo avec leurs élèves à des fins pédagogiques, et ça, ça ne date pas d’hier ! Alors pour en parler, j’ai eu le plaisir de recevoir en entretien Romain Vincent, qui a beaucoup travaillé sur la question ! Et cet entretien, il sera disponible sur le podcast dans les prochains jours. Romain, il est à la fois professeur d’histoire géographie dans le secondaire et docteur en sciences de l’éducation, ce qui veut dire qu’il a à la fois pu utiliser les jeux vidéo en classe, et étudier cette pratique au cours de ses recherches ! Il a donc pu être amené à comparer son approche à celle de ses collègues, et il nous en touche un mot pour patienter.

    Bonne écoute !


    🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/


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    3 m
  • Le Fil Mental - Fabien Olicard - Je Critique donc je Suis
    Jan 16 2026

    Un épisode tellement en improvisation qu'il n'y a pas de sujet pré défini.


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    20 m
  • Choses à Savoir CERVEAU - Combien de temps faut-il au cerveau pour oublier le tabac ?
    Jan 16 2026

    Arrêter de fumer soulève une question centrale : combien de temps faut-il au cerveau pour “oublier” le tabac ? La réponse des neurosciences est claire : l’oubli n’est ni instantané ni uniforme. Il s’agit d’un processus progressif, mesurable biologiquement, qui se déploie sur plusieurs semaines à plusieurs mois.


    La nicotine agit directement sur le cerveau en se liant aux récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, très présents dans les circuits de la récompense. Chez les fumeurs, ces récepteurs deviennent anormalement nombreux : on parle d’up-régulation. Le cerveau s’adapte ainsi à une stimulation artificielle et répétée. Tant que ces récepteurs restent sur-exprimés, le manque se fait sentir : irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, envies irrépressibles.


    Une étude de référence, publiée dans The Journal of Nuclear Medicine par Cosgrove et ses collègues, a permis de mesurer précisément ce phénomène grâce à l’imagerie cérébrale. Les chercheurs ont montré que le nombre de récepteurs nicotiniques revient à un niveau comparable à celui des non-fumeurs après environ 3 à 4 semaines d’abstinence, soit autour de 21 à 28 jours. Ce résultat est fondamental : il indique que, sur le plan strictement neurobiologique, le cerveau commence réellement à “désapprendre” la nicotine au bout d’un mois.


    Mais oublier le tabac ne se limite pas à ces récepteurs. La nicotine modifie aussi durablement le système dopaminergique, qui régule motivation, plaisir et anticipation de la récompense. Chez les fumeurs, la dopamine est libérée de façon artificielle, ce qui désensibilise progressivement le système. Après l’arrêt, cette signalisation dopaminergique est temporairement affaiblie, expliquant la baisse de motivation et le sentiment de vide souvent rapportés. Les études suggèrent que la normalisation fonctionnelle de ces circuits prend plusieurs mois, généralement entre deux et trois mois, parfois davantage selon l’intensité et la durée du tabagisme.


    À cela s’ajoute une troisième dimension : la mémoire comportementale et émotionnelle. Le cerveau n’oublie pas seulement une substance, il doit aussi se détacher d’associations profondément ancrées : fumer avec un café, en situation de stress, ou dans des contextes sociaux précis. Ces automatismes reposent sur les ganglions de la base et peuvent persister longtemps, même lorsque la dépendance biologique a disparu.


    En résumé, le cerveau commence à oublier le tabac après trois à quatre semaines, lorsque les récepteurs nicotiniques se normalisent. Mais un rééquilibrage complet des circuits de la récompense et des habitudes peut prendre plusieurs mois. Ce n’est donc pas une question de volonté, mais de neuroadaptation progressive : le cerveau a appris à fumer, et il lui faut du temps pour apprendre à vivre sans nicotine.

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    2 m
  • Choses à Savoir - Culture générale - Qu’est-ce que le principe de réfutabilité de Popper ?
    Jan 16 2026

    Le principe de réfutabilité est l’une des idées les plus célèbres — et les plus mal comprises — de la philosophie des sciences. Il a été formulé au XXᵉ siècle par le philosophe Karl Popper, avec une ambition claire : définir ce qui distingue une théorie scientifique d’un discours qui ne l’est pas.


    À première vue, la science semble reposer sur la preuve. On pourrait croire qu’une théorie est scientifique parce qu’elle est confirmée par des expériences. Or, Popper renverse totalement cette intuition. Selon lui, aucune théorie scientifique ne peut jamais être définitivement prouvée vraie. Pourquoi ? Parce qu’une infinité d’observations positives ne garantit jamais que la prochaine ne viendra pas la contredire. En revanche, une seule observation contraire suffit à invalider une théorie.


    C’est là qu’intervient le principe de réfutabilité. Pour Popper, une théorie est scientifique si et seulement si elle peut, en principe, être réfutée par les faits. Autrement dit, elle doit faire des prédictions suffisamment précises pour qu’on puisse imaginer une expérience ou une observation qui la rende fausse. Si aucune observation possible ne peut la contredire, alors elle sort du champ de la science.


    Un exemple classique permet de comprendre. L’énoncé « tous les cygnes sont blancs » est réfutable : il suffit d’observer un seul cygne noir pour le contredire. À l’inverse, une affirmation comme « des forces invisibles et indétectables influencent secrètement le monde » n’est pas réfutable, puisqu’aucune observation ne peut la mettre en défaut. Elle peut être intéressante sur le plan philosophique ou symbolique, mais elle n’est pas scientifique.


    Popper utilise ce critère pour critiquer certaines théories très populaires à son époque, comme la psychanalyse ou certaines formes de marxisme. Selon lui, ces systèmes expliquent tout a posteriori, mais ne prennent jamais le risque d’être démentis par les faits. Quand une prédiction échoue, l’explication est ajustée, ce qui rend la théorie indestructible… et donc non scientifique.


    Ce point est fondamental : pour Popper, la science progresse par erreurs corrigées, non par accumulation de certitudes. Une bonne théorie n’est pas celle qui se protège contre la critique, mais celle qui s’expose volontairement à la possibilité d’être fausse. Plus une théorie est risquée, plus elle est scientifique.


    Aujourd’hui encore, le principe de réfutabilité structure la méthode scientifique moderne. Il rappelle que la science n’est pas un ensemble de vérités absolues, mais un processus critique permanent. Une théorie n’est jamais vraie pour toujours ; elle est simplement la meilleure disponible, tant qu’elle résiste aux tentatives de réfutation.

    En résumé, le principe de réfutabilité de Popper nous apprend une chose essentielle : en science, le doute n’est pas une faiblesse, c’est une condition de progrès.

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    3 m
  • Historia - [Bande annonce] Marie Leszczynska : une reine exemplaire dans l’ombre de Louis XV à Versailles
    Jan 16 2026

    On l’a appelée reine, mais elle a surtout appris à disparaître. Marie Leszczynska, jeune aristocrate polonaise presque déchue devenue épouse de Louis XV, fut une reine de France exemplaire, discrète et pieuse. Pourtant, elle est presque oubliée alors qu’elle a joué son rôle de souveraine mieux qu’aucune autre. Comment a-t-elle affronté l’amour des débuts, puis l’indifférence de son mari ? Pourquoi a-t-elle accepté de rester effacée pendant que d’autres courtisanes, comme Madame de Pompadour, intriguent à Versailles ? Retour sur une vie passée dans l’ombre, loin des feux de la Cour et des récits glorieux.


    Historia. Vivez l’Histoire : une série en quatre épisodes pour retracer le destin de la plus discrètes des reines de France, Marie Leszczynska, écrit et raconté par Virginie Girod.


    À lire :


    Berly Cécile, Les femmes de Louis XV, Perrin, 2018.

    Muratori-Philip Anne, Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, Tallandier, coll. Texto, 2010.

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    1 m
  • Nota Bene - ACTU - Pourquoi il y a eu autant de dictatures en Amérique du sud ?
    Jan 15 2026

    Quel début d'année 2026 ! Donald Trump capture le président du Venezuela, l’actualité s’embrase, et cela a provoqué de nombreuses réactions ! De mon côté, je ne vais pas vous livrer mon analyse de comptoir sur ce que j'en pense, mais j’ai quelques cartouches qui vous permettront peut-être de mieux comprendre ce qui se joue au Venezuela et de façon plus générale en Amérique du sud. Parce que si Trump est tout fier d’avoir capturé un dictateur et de libérer tout un peuple, on peut se poser une question légitime : pourquoi y a-t-il autant de dictatures en Amérique du Sud ? Et vous allez voir que les USA ne sont pas vraiment étrangers dans la réponse à cette question. Aller, aujourd’hui, on va parler d’un truc qui vous a peut-être déjà chatouillé l’oreille : la doctrine Monroe !


    ➤ Découvrez l'épisode sur Simon Bolivar : https://youtu.be/ewVfzO5CHS0


    🖋 Écriture : Benjamin Brillaud et Virginie Tisserant


    👓 Relecture : Clément Thibaud : https://www.puf.com/clement-thibaud


    🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/


    ➤➤➤ Pour en savoir plus :

    https://docs.google.com/document/d/1qa_6dG9Y4P-7g66AUjqX58uvRslRoofpCW7j0FZ1_ZQ/edit?usp=sharing


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    29 m
  • Choses à Savoir SANTE - Quels sont les bienfaits du kimchi ?
    Jan 15 2026

    Le kimchi est un plat traditionnel coréen composé principalement de légumes fermentés, le plus souvent du chou chinois ou du radis, assaisonnés avec de l’ail, du gingembre, du piment, de la ciboule et parfois des fruits de mer fermentés. Consommé quotidiennement en Corée depuis des siècles, il se décline en des centaines de variantes selon les régions et les saisons. Son goût est à la fois acidulé, épicé et umami, résultat d’un processus de fermentation naturelle qui transforme profondément ses ingrédients.


    Premier atout majeur : le kimchi est un aliment fermenté, riche en probiotiques naturels. Lors de la fermentation, des bactéries bénéfiques — notamment des lactobacilles — se développent. Ces micro-organismes vivants renforcent le microbiote intestinal, cet écosystème de milliards de bactéries qui joue un rôle central dans la digestion, l’immunité et même la santé mentale. Un microbiote équilibré est associé à une meilleure absorption des nutriments et à une diminution des inflammations chroniques.

    Deuxième bénéfice clé : le kimchi soutient le système immunitaire. Il est naturellement riche en vitamines A, B et surtout vitamine C, et les probiotiques qu’il contient stimulent la réponse immunitaire. Plusieurs études suggèrent que la consommation régulière d’aliments fermentés est associée à une réduction du risque d’infections et à une meilleure régulation des défenses de l’organisme.


    Le kimchi possède également des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Le piment, l’ail et le gingembre contiennent des composés bioactifs capables de neutraliser les radicaux libres et de limiter le stress oxydatif, impliqué dans le vieillissement cellulaire et les maladies chroniques.


    Autre avantage souvent cité : son impact positif sur la santé métabolique. Peu calorique, riche en fibres et très rassasiant, le kimchi est associé à une amélioration de la sensibilité à l’insuline, à une baisse du cholestérol LDL et à un meilleur contrôle du poids dans certaines études observationnelles.


    Enfin, en agissant sur le microbiote, le kimchi influence aussi l’axe intestin-cerveau, un système de communication impliqué dans l’humeur et le stress. Attention toutefois à sa teneur en sel, qui impose une consommation modérée chez les personnes hypertendues.


    En résumé, le kimchi est bien plus qu’un simple condiment : c’est un aliment fermenté ancestral, dont les bienfaits digestifs, immunitaires et métaboliques sont aujourd’hui largement confirmés par la science moderne.

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    2 m
  • Choses à Savoir - Culture générale - Au Moyen Âge existait-il des bouffones ?
    Jan 15 2026

    Dans l’imaginaire collectif, le bouffon de cour est presque toujours un homme. Pourtant, les archives montrent que des femmes occupaient aussi ce rôle, en particulier dans les cours princières et royales d’Europe. Elles étaient plus rares, mais pas exceptionnelles.


    Comme leurs homologues masculins, les bouffonnes pouvaient être :

    des artistes comiques,

    des musiciennes ou chanteuses,

    des conteuses,

    ou des personnes présentant une singularité physique ou mentale, ce qui correspond malheureusement aux normes de l’époque.


    Elles remplissaient les mêmes fonctions essentielles : divertir, désamorcer les tensions, parfois dire des vérités qu’aucun courtisan n’osait formuler.

    Le cas emblématique de Jane Foole


    La plus célèbre d’entre elles est Jane Foole, active au début du XVIᵉ siècle en Angleterre. Elle servit successivement Henri VIII et surtout sa fille Marie Ire d’Angleterre, dite « Bloody Mary ».


    Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Foole n’était pas forcément son nom de naissance, mais une désignation liée à sa fonction. Jane apparaît régulièrement dans les comptes royaux : elle recevait un salaire, des vêtements, parfois même des cadeaux, preuve qu’elle occupait une place reconnue à la cour.

    Les sources suggèrent qu’elle était probablement atteinte d’un handicap mental, ce qui, dans la logique cruelle de l’époque, faisait partie de sa “fonction”. Mais réduire Jane Foole à cela serait une erreur. Sa longévité à la cour — plusieurs décennies — indique qu’elle était appréciée, protégée et intégrée, notamment par Marie Tudor, qui semblait très attachée à elle.


    La présence de bouffonnes est d’autant plus intéressante qu’elles combinaient deux marginalités : être femme dans un monde politique dominé par les hommes, et être bouffon, donc hors des hiérarchies sociales classiques. Cela leur donnait parfois une liberté de parole encore plus singulière.

    Mais cette même marginalité explique aussi pourquoi elles ont été moins bien documentées. L’histoire officielle, écrite par des hommes, a largement ignoré ces figures jugées secondaires.


    Oui, il y eut des bouffonnes au Moyen Âge et à la Renaissance. Jane Foole en est la preuve la plus solide : une femme, salariée de la cour d’Angleterre, occupant un rôle central dans la vie quotidienne des souverains. Son histoire rappelle que le rire, la transgression et la parole libre n’étaient pas réservés aux hommes — même si la mémoire historique, elle, l’a longtemps fait croire.


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    2 m
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