Nassera Tamer: «Mettre des mots n'est pas une thérapie, mais c'était nécessaire»
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Allô la place est le titre du premier roman de Nassera Tamer, roman sur la langue maternelle, sur les fantômes de l’exil et sur l’immigration et ses silences.
Allô la place, c'est aussi le nom d’un taxiphone quelque part dans Paris. Les taxisphones, ces petites boutiques qui ont essaimé dans Paris et la petite courrone ces vingt dernières années au moment du boum d'Internet et dans lequelles on peut trouver de tout, imprimer des documents, faire réparer son téléphone et même envoyer de l'argent à l'étranger ! Ces lieux fascinent l'autrice car « ils racontent la trajectoirs de personnes qui viennent d'autres pays, et la possibilité de rester en contact avec ses proches restés loin. Ce sont des lieux chargés d'un quotidien banal, prosaique, qui portent des histoires importantes ».
Dans ce récit, Nassera Tamer cherche aussi « sa place ». Fille d'immigrés marocains, transfuge de classe, elle raconte ses tiraillements entre ses deux cultures, deux langues. Elle grandit dans les années 1980 dans un quartier populaire du Havre, en Normandie, puis elle suit des études de Droit à Paris.
Elle cherche alors à renouer avec le darija, un arabe dialectal marocain, langue de sa mère. Elle commence par s'inscrire sur un site de conversation pour discuter avec une femme vivant à Casablanca. Les mots lui reviennent...
Invitée : Nassera Tamer. Son premier roman "Allô la place" est publié aux éditions Verdier
Programmation musicale :
Les artistes Lucas Santtana et Piers Faccini avec le titre Battre des ailes.