Into The Wind Podcast Por Sailorz arte de portada

Into The Wind

Into The Wind

De: Sailorz
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Into The Wind, c'est le podcast des marins qui font des phrases. Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu'à la gloire et aux sommets des podiums... En explorant leurs trajectoires, Into The Wind cherche à comprendre comment se construisent ceux qui vont sur la mer en course, pour une journée, une semaine, un mois ou un trimestre, seul ou en équipage, en baie ou autour du monde. Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n'a qu'un objectif : prendre le large avec eux. Into The Wind est animé par Pierre-Yves Lautrou et produit par Sailorz (http://www.sailorz.com), le média expert de la voile de compétition. Pour vous abonner, c'est ici : https://www.tipandshaft.com/abonnement Générique : In Closing - Days Past © Sailorz 2018-2025, tous droits réservés. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Tip & Shaft Política y Gobierno
Episodios
  • #135 Sébastien Col, de la Coupe de l'America à l’Imoca : la quête de la performance collective
    Apr 3 2026

    Figure singulière de la voile française, Sébastien Col, 48 ans, s’est construit loin des trajectoires classiques de la course au large en solitaire. Élevé sur un bateau qui sillonnait la Méditerranée, il développe très tôt une relation intuitive à l’océan avant de basculer vers la compétition sur le tard. Du Laser au match racing, il s’impose rapidement et multiplie les titres nationaux, porté par une capacité rare à lire le vent et, surtout, à comprendre les dynamiques collectives des équipages.

    Le match racing devient son terrain d’expression. Il y forge une conviction centrale : la performance repose sur l’alignement des individus. Cette recherche du “flow collectif”, état de grâce où tout s’enchaîne naturellement à bord, irrigue toute sa carrière. Elle explique aussi ses choix, privilégiant les projets d’équipage aux aventures solitaires, malgré quelques incursions marquantes au large.

    Son parcours s’inscrit ensuite dans les grandes campagnes de l'America’s Cup, où il enchaîne plusieurs cycles. Il y découvre un univers d’une exigence extrême, dominé autant par la technologie que par la complexité humaine. Derrière les performances, il décrit des équipes sous tension permanente, où la gestion des egos et des équilibres internes conditionne autant les résultats que la vitesse des bateaux.

    En parallèle, il cultive une carrière hybride, naviguant entre circuits professionnels, grands prix, multicoques à foils et course au large comme la Transat Jacques Vabre, qu'il court à trois reprises et remporte en 2015 avec Vincent Riou. Cette diversité devient un levier d’apprentissage constant. Refusant de s’enfermer dans un seul format, il anticipe aussi les évolutions du sport, notamment le basculement vers le foil, qu’il choisit d’embrasser dès le milieu des années 2010.

    Plus récemment, Sébastien Col élargit son champ d’action en devenant team manager d'Holcim PRB The Ocean Race Europe. Une évolution logique, où la performance ne se limite plus au sportif mais englobe partenaires, organisation et gestion de crise. Son approche reste constante : créer les conditions d’un collectif performant, où les bonnes décisions, prises très tôt, orientent durablement la trajectoire d’un projet.


    Diffusé le 3 avril 2026

    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Théo Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    2 h y 24 m
  • #134 Mathieu Blanchard : de l’ultra-trail à l’Imoca, immersion extrême
    Mar 20 2026

    C'est un épisode d’Into The Wind un peu particulier, puisque nous y accueillons un ultra-trailer venu se frotter au monde de la course au large : Mathieu Blanchard. Athlète de référence (deux podiums à l'UTMB, vainqueur, entre autres, de la Diagonale des Fous et de la Yukon Arctic Ultra), nourri à l’endurance extrême et à l’exploration de soi, il bascule ici dans un univers radicalement différent, celui de l'Imoca de Conrad Colman, le temps d'une Transat Café L'Or épique. L’échange s’ouvre sur ce décalage : celui d’un athlète aguerri qui découvre, presque naïvement, la violence spécifique de la course au large, et met en lumière une discipline dont les codes et la dureté sont souvent banalisés par ceux qui la pratiquent.

    Le projet naît d’une opportunité, mais s’ancre dans une trajectoire personnelle plus profonde : une enfance marquée par l’univers marin, puis une fascination tardive pour la voile de compétition. Rapidement, la réalité rattrape la projection. Formation accélérée, apprentissage technique, adaptation physique : Blanchard entre dans un monde où l’erreur se paie immédiatement. La découverte de l’Imoca, machine à la fois sophistiquée et spartiate, révèle un contraste brutal avec son sport d’origine : ici, la performance passe par la maîtrise d’un système complexe autant que par la résistance du corps.

    La course elle-même agit comme un révélateur. Dès le départ, les conditions extrêmes et les avaries plongent Blanchard dans une logique de survie. Privé de sommeil, confronté au mal de mer et à une fatigue cumulative, le trailer des Deux-Alpes décrit une expérience limite, loin de l’image héroïque souvent associée aux marins. Son témoignage, notamment via ses récits en mer, introduit un regard extérieur rare : celui d’un athlète de haut niveau qui redécouvre la notion d’inconfort absolu et requalifie la performance des navigateurs.

    Une fois la tempête passée, l’expérience bascule. Le rythme s’apaise, laissant place à l’apprentissage, à la contemplation et à une forme de reconnexion au temps long. Blanchard y retrouve des mécanismes familiers issus de l’ultra-endurance : gestion mentale, cycles de fatigue, adaptation permanente. Mais il en tire aussi des enseignements nouveaux, notamment sur le sommeil fractionné et la dimension collective de la performance, inhabituelle dans une discipline individuelle comme le trail.

    Au terme de la traversée, le bilan est lucide. L’expérience a déplacé ses repères, sans pour autant redéfinir son cap. Si la voile reste un terrain d’exploration, elle apparaît moins comme un objectif de performance que comme un prolongement d’une quête plus large : celle de l’aventure.


    Diffusé le 20 mars 2026

    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    1 h y 51 m
  • [REDIFFUSION] - #31 Ian Lipinski, l'ancien des Glénans devenu cador du Mini 6.50 et du Class40
    Mar 6 2026

    Alors qu’il mène actuellement la Globe40, nous rediffusons l'épisode enregistré le 14 mars 2021 avec Ian Lipinski : il y revient sur son parcours, de ses débuts en Mini à ses succès en Class40. Au micro de Pierre-Yves Lautrou, le skipper de Crédit Mutuel évoque son approche de la course au large, son état d’esprit et les choix qui ont marqué sa trajectoire. Un échange pour mieux comprendre le marin qu’il est aujourd’hui.


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    Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante !


    Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière.


    A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve.


    Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant.


    A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau !


    Rediffusé le 6 mars 2026

    Diffusé le 12 mars 2021

    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    1 h y 35 m
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