Gaël Veyssière: « L'Ukraine n'est pas en train de s'effondrer » Podcast Por  arte de portada

Gaël Veyssière: « L'Ukraine n'est pas en train de s'effondrer »

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Cette semaine, nous recevons Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine. Il décrit les dures conditions de vie des Ukrainiens et appelle à l’union des États membres pour soutenir le pays financièrement et militairement. L’Ukraine vient de vivre son quatrième Noël sous la menace russe. Pour Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine depuis 2023, ce début d’année est « difficile » pour les Ukrainiens : « Il y a des coupures d'électricité pendant les deux tiers de la journée. Il y a de plus en plus de frappes russes avec un nombre important de vecteurs, c'est-à-dire des drones et des missiles. » Pourtant, selon lui, les Ukrainiens sont « extraordinairement résilients ». « Ils tiennent le coup. Ils savent pourquoi ils se battent et continuent, explique l’ambassadeur. Les Ukrainiens sont déterminés à ne pas se laisser faire et à ne pas se laisser imposer un ordre russe ou des concessions territoriales. » « La Russie progresse militairement mais très lentement » À ce jour, la Russie occupe 20 % de la superficie totale de l’Ukraine. Selon les chiffres de la carte interactive en ligne DeepState, la Russie a conquis moins d’1 % du territoire en 2025 alors que Vladimir Poutine affirme être en train de gagner la guerre. « C'est faux », rétorque Gaël Veyssière. « Ces chiffres le montrent très clairement. La Russie progresse militairement, c'est vrai, mais très lentement. [...] L'Ukraine n'est pas en train de s'effondrer. Le narratif russe n'est pas fondé. Vraisemblablement, dans six mois, la situation ne sera pas tellement pire sur le plan militaire en Ukraine qu’elle ne l’est maintenant. Ce que cherchent les autorités russes, c'est à créer une situation dans laquelle on dirait que ce n'est plus la peine de soutenir l'Ukraine puisqu'elle est en train de perdre. » En 2025, l’avancée russe a été particulièrement notable dans l'oblast de Donetsk avec 78 % du territoire occupé. L'oblast de Louhansk, quant à lui, est presque entièrement occupé. « L’avenir de l’Ukraine est en jeu, explique Gaël Veyssière. La viabilité de l'Ukraine est en jeu ainsi que le fait qu’elle puisse être une puissance souveraine et que nous respections ses frontières. » « Il y a une intense activité diplomatique pour trouver un accord » Alors diplomatique en ce moment pour essayer de trouver un accord. Pas forcément avec les Russes pour l'instant, mais au moins entre les Ukrainiens, les Américains et les Européens, pour ensuite aller voir les Russes, poursuit l’ambassadeur de France en Ukraine. « Les choses ont beaucoup progressé. Il y a des textes, c'est discuté avec les Américains et les Européens de façon très approfondie. [...] Il y a des discussions intenses pour arriver à un point d'équilibre qui engagerait les Ukrainiens, les Américains, les Européens et qu'il faut ensuite que les Russes acceptent. » « Il faut former l'armée ukrainienne » Les 35 pays membres de la « Coalition des Volontaires », essentiellement européens, se sont accordés à Paris pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance d'un potentiel cessez-le-feu sous « leadership » américain, une fois un accord de paix trouvé avec la Russie. Des garanties de sécurité indispensables pour Gaël Veyssière : « Des garanties de sécurité doivent permettre aux Ukrainiens de se projeter dans le futur, en se disant que les Russes les ont attaqués en 2014 et en 2022 mais qu’ils ne les rattraperont pas demain parce qu'il y aura suffisamment de garanties pour que cela ait lieu. » Outre une force multinationale de la « Coalition des volontaires » soutenue par les Américains, il appelle à « former l'armée ukrainienne » afin qu’elle soit « robuste et équipée » et puisse « jouer un rôle de dissuasion ». « Il y a eu division mais on a réussi à trouver une solution » Au sommet européen du 18 décembre dernier, les États membres ont peiné à trouver une solution afin d’accorder une aide financière à l’Ukraine. La Commission européenne et certains pays plaident pour avoir recours aux avoirs russes gelés en Europe, majoritairement immobilisés en Belgique. Cependant, les Belges s’y opposent, notamment par peur de représailles russes. Pour financer l’effort de guerre ukrainien, les Européens ont finalement décidé de réaliser un emprunt en commun de 90 milliards d'euros.« Cela aurait été mieux si nous avions pu nous mettre d'accord sur les avoirs gelés, mais en réalité, il y avait un besoin à très court terme et il fallait trouver des financements pour l'Ukraine. Cette solution financière a été trouvée », tempère Gaël Veyssière. Selon lui, la question des avoirs russes « n’est cependant pas oubliée » : « Au contraire, selon les conclusions du Conseil européen, nous allons continuer à essayer de mettre sur pied une formule pour pouvoir utiliser plus ...
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