Créateurs Urgence Climat Podcast Por Fondation Thalie arte de portada

Créateurs Urgence Climat

Créateurs Urgence Climat

De: Fondation Thalie
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Un podcast initié et produit par la Fondation Thalie, créé par Nathalie Guiot, fondatrice et co-modératrice de ces rencontres entre artistes, designers, scientifiques pour partager de nouvelles façons de concevoir, penser à la durabilité de nos objets, à des modes de vie plus vertueux des limites planétaires.Rendre visible l’invisible, transformer le réel, les artistes, les designers ont cette capacité infinie à être des précurseurs dans l’invention de nouvelles formes. Design régénératif, bio-matériaux, mobilité douce et surtout nouveaux imaginaires, pour nous inspirer sur ce que pourrait être une société bas carbone.

Pour cette 4ème saison, nous accueillons nos invités à l’ENSAD - École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris. La programmation est assurée par la philosophe Chiara Vecchiarelli, avec la complicité de Patrick Laffont De Lojo de l’ENSAD.

Un podcast produit par la Fondation Thalie, à Bruxelles (https://www.fondationthalie.org)

#CreateursUrgenceClimat #climatechange #designregeneratif #biomateriaux #nouveauxrecits #transitionclimatique

Fondation Thalie
Arte
Episodios
  • Green Soul #7 — Anthropocène-art 2
    Sep 18 2024

    La Fondation Thalie propose le cycle de conférences Green Soul, L’anthropocène, cultures, imaginaires conçu et mené par Paul Ardenne, historien de l’art et commissaire d’exposition. Cette série de 8 conférences, imaginée comme un tout, se donne pour objet de faire le tableau le plus complet de l’« esprit du temps » anthropocénique, prodigue de l’« âme verte ».

    #7 — Anthropocène-art 2, Écopoésie, écocinéma, écoBD, écomusique, écothéâtre, écodanse

    L’art anthropocène est, fondamentalement, une création que porte l’idée de renouement. Qu’est-ce que « renouer » ? C’est refaire les liens, parce qu’ils sont distendus ou rompus. C’est « relier », ce terme renvoyant à celui de « religion » (du latin religare), une disposition que porte une foi en quelque chose. La foi, pour l’occasion, en un nouveau contrat, le Contrat social du XXIe siècle, le Contrat socio-écologique.

    Il faut, à toutes fins d’établir ce contrat et outre la foi, plusieurs autres ingrédients : le volontarisme, l’énergie, un optimisme avéré pour l’idée qu’un futur est possible et qu’il ne sera plus celui du monde contaminé, des récits enfin, une fabula, un « storytelling », dirait-on aujourd’hui – une somme de « narratifs » qui soutiennent avec persuasion, style et sensibilité l’idée d’un monde à venir qui sera rédimé, réparé et réinscrit dans une trajectoire vertueuse

    Cette conférence, de façon synthétique, s’applique à cerner la nature du « récit » propre à la culture anthropocène que l’on va dire positive, celle qui quête le renouement, dans des domaines de création tels que la danse, le théâtre, la musique, le cinéma ou encore la BD. On y parle de contact rapproché, de sensualité douce, de ralentissement du geste, de restitution à la nature de sa propre musique, de rapports humains-non humains rééquilibrés… Ceci, dans le cadre d’une écoculture en quête de pacification où il s’agit, pour parler après le militant vert et documentariste Cyril Dion, « de remplacer le récit dominant actuel, matérialiste et consumériste ».

    Agrégé d’Histoire, docteur en Arts et Sciences de l’art, collaborateur des revues Art press, Archistorm et INTER-Art actuel, Paul Ardenne est l’auteur de plusieurs ouvrages : Art, l’âge contemporain (1997), L’Art dans son moment politique (2000), L’Image Corps (2001), Un Art contextuel (2002), Art, le présent (2009), Un Art écologique. Création plasticienne et anthropocène (2018), L’Art en joie. Esthétiques de l’humanité joyeuse (2023). Il est également romancier et spécialiste dans le domaine de l’architecture (Terre Habitée, 2005 ; La Bonne ville,2019 ; Le Boost et le frein – Comment l’humain bâtit au 21e siècle ?, 2021…).

    Curateur en art contemporain, Paul Ardenne a conçu de multiples expositions parmi lesquelles, pour les plus récentes, « Dendromorphies. Créer avec l’arbre » (Paris, 2016), « Courants verts. Créer pour l’environnement » (Paris, 2019) et « L’anthropocène et après » (Saint-Denis de la Réunion, 2020). Il a produit plusieurs émissions sur France Culture consacrées à l’art à l’âge de l’anthropocène (« L’art est l’environnement », janvier 2023) et collabore régulièrement à la série d’émissions Le dessous des images, sur la chaîne de télévision ARTE.

    En partenariat avec l’ESA Saint-Luc Bruxelles, Master Design D’innovation Sociale.

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    1 h y 20 m
  • Anaïs Tondeur & Marine Legrand
    Sep 17 2024

    Dans le cadre de la 4ème saison du programme "Créateurs Urgence Climat", la Fondation Thalie s’associe à l’École des Arts Décoratifs de Paris (de octobre 2023 à mai 2024) et invite l'artiste Anaïs Tondeur à échanger avec la chercheuse en anthropologie environnementale Marine Legrand.

    À cette occasion, elles interrogent la relation entre biosphère et fluides corporels – tels le lait, le sang et les larmes – à partir d’une perspective écoféministe qui se situe à la croisée entre art, anthropologie et écologie. Tonder et Legrand nous invitent à penser la relation entre ces fluides qui circulent entre les vivants et leur milieu, et à reconfigurer notre compréhension des interrelations qui traversent le vivant. À travers une pratique artistique et d’écriture, elles abordent l’invention de rituels autour de ces fluides comme articulation entre pratique poétique et politique au sein de laquelle vient s’ouvrir la possibilité d’une nouvelle éthique.

    Créée en 2020 par la Fondation Thalie, cette série de conversations entre artistes, designers et scientifiques engagé·es pour une société post-carbone, a pour ambition de transmettre une pensée nouvelle et des savoirs pour inspirer toute une nouvelle génération de créateur.ices, inventer des imaginaires de transition, concevoir et mettre en œuvre de nouvelles façons de produire face à l’épuisement des ressources naturelles. Le grand défi écologique de notre temps.

    Invitées : Anaïs Tondeur, artiste, et Marine Legrand, chercheuse en anthropologie environnementale.
    Modération : Chiara Vecchiarelli, curatrice du programme.

    La pratique artistique de Anaïs Tondeur est ancrée dans une démarche écologique. Composant une forme de laboratoire des attentions, elle développe ainsi un travail par l’enquête et la fiction, présentées sous forme de marches, d’installations, de photographies ou de protocoles associés à l’alchimie. Elle interroge, à travers les mondes qui implosent, les interdépendances profondes qui relient nos existences humaines à la trame du vivant, par un travail de l’image développé dans un mode de production le plus en lien et en respect possible avec les milieux de vies, et cela, au moyen de protocoles photographiques, d’expériences sensibles ou de récits spéculatifs, présentés sous forme d’installations ou d’arpentages collectifs. Elle est diplômée de la Central Saint Martin (2008) et du Royal College of Arts (2010) à Londres, lauréate du Prix Art of Change 21 et récipiendaire de la Mention d’honneur Cyber Arts, Ars Electronica (2019), elle a présenté et exposé son travail dans des institutions internationales telles que le Centre Pompidou (Paris - FR), Serpentines Galleries (London - UK), Bozar (Bruxelles - BE), Pavillon français “Lieux Infinis* Biennale Di Venezia (Venezia - IT).


    Marine Legrand est chercheure en anthropologie environnementale, chargée de recherche & animation à l'École des Ponts Paris Tech / Laboratoire Eau, Environnement, Systèmes Urbains.
Ses recherches concernent l’écologisation des pratiques d’aménagement du territoire en contexte post-industriel. Elle s’intéresse aux savoirs et imaginaires associés à l’émergence de pratiques alternatives, à la remise en discussion des infrastructures existantes, au dialogue entre usages informels et approches institutionnelles. Un sujet lui sert de fil conducteur, celui des liens nourriciers entre humains et autres vivants : de l’intime au planétaire, des fluides corporels jusqu’aux cycles biogéochimiques et rythmes de la biosphère. À l’École des Ponts, elle travaille principalement sur l'assainissement écologique et le retour au sol des excrétas humains comme fertilisants, au croisement entre enjeux agricoles et de protection des milieux aquatiques. Elle a consacré une dizaine d'années au sujet de la gestion de la biodiversité, au Muséum national d'Histoire Naturelle.

    Sur une idée originale de la Fondation Thalie, cette 4e saison accueillie au sein de l’École des Arts Décoratifs est programmée par Chiara Vecchiarelli, philosophe et curatrice du cycle “Créateurs Urgence Climat”, en co-construction avec Patrick Laffont-DeLojo, enseignant en scénographie à l’École des Arts Décoratifs.

    En partenariat avec l'École des Arts Décoratifs de Paris.

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    1 h y 13 m
  • Laura Huertas Millán & Jean-Louis Tornatore
    Sep 17 2024
    La Fondation Thalie s'associe à l'École des Arts Décoratifs de Paris pour la 4ème saison du cycle de conférences "Créateurs Urgence Climat" (octobre 2023 - mai 2024). En mars, la cinéaste et plasticienne Laura Huertas Millán est invitée à échanger avec l'anthropologue Jean-Louis Tornatore. La transition appelle la transe, nous dit Jean-Louis Tornatore. Comment composer alors « un art de transe pour le XXIème siècle » ? En nous tournant, peut-être, vers ces manières d’êtres au monde – et ces pratiques artistiques – qui proposent une écologie politique des savoirs et des différences pour affirmer la réalité d’un monde à plusieurs mondes ; vers ces manières d’êtres au monde qu’explore Laura Huertas Millán dans sa pratique de cinéaste et à travers un regard à la fois féministe, écologique et décolonial. Sous son regard, une plante psychotrope cesse d’être un objet, un simple produit, pour se faire personne et venir ouvrir la possibilité rituelle d’une conversation collective susceptible de porter sur le néocolonialisme, l’écologie, l’activisme autant que sur des sujets plus intimes. Créée en 2020 par la Fondation Thalie, cette série de conversations entre artistes, designers et scientifiques engagé·es pour une société post-carbone, a pour ambition de transmettre une pensée nouvelle et des savoirs pour inspirer toute une nouvelle génération de créateur.ices, inventer des imaginaires de transition, concevoir et mettre en œuvre de nouvelles façons de produire face à l’épuisement des ressources naturelles. Le grand défi écologique de notre temps. Invité.es : Laura Huertas Millán, cinéaste et plasticienne franco-colombienne et Jean-Louis Tornatore, anthropologue, professeur émérite à l’université de Bourgogne. Co-modération : Chiara Vecchiarelli, curatrice du programme et Stéphane Degoutin, enseignant à l'École des Arts Décoratifs de Paris, écrivain, chercheur. Laura Huertas Millán est une cinéaste et plasticienne franco-colombienne dont la pratique se situe à l'intersection entre le cinéma, l'art contemporain et la recherche. Elle co-dirige la chaire Film/Video au Bard College de NY. Dans le domaine de l'art, ses dernières expositions personnelles ont eu lieu au MASP Sao Paulo, à la Maison des Arts de Malakoff et au Musée d'Art Moderne de Medellin. Ses films ont également été exposés et projetés dans des institutions artistiques (Centre Pompidou Paris, Jeu de Paume, Guggenheim Museum NY). Ils font partie de collections privées et publiques (Kadist, CNAP, Banco de la República de Colombia, CIFO, FRAC Lorraine, etc.). Huertas Millan est titulaire d'un doctorat pratique sur les « Fictions ethnographiques » développé entre l'Université PSL (programme SACRe) et le Sensory Ethnography Lab (Université de Harvard). Depuis 2019, elle fait partie du collectif de commissariat et de recherche Counter Encounters, qui a développé des projets au Centre Pompidou et à la Tate Modern. Jean-Louis Tornatore est anthropologue, professeur émérite à l’université de Bourgogne. Il est l’auteur de Pas de transition sans transe. Essai d’écologie politique des savoirs, Bellevaux, Éditions Dehors, octobre 2023. Il travaille à déconstruire la catégorie de patrimoine «devant» l’Anthropocène. Il a co-initié en 2017 un atelier d’écologie politique engagé dans une approche critique et spéculative des transitions. Il a été membre du Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (IIac/Lahic, Cnrs-Ehess-Ministère de la culture, Paris) et membre associé du Shadyc (Sociologie, histoire et anthropologie des dynamiques culturelles, Cnrs-Ehess, Marseille). Ses investigations empiriques portent sur la patrimonialisation des restes industriels, via leur traitement en monument ou leur conversion en « friches culturelles » et sur les formes d’engagement patrimonial en situation de perte. Il a récemment créé avec Perrine Alranq, comédienne, clowne et chercheuse (La Fabrique Sauvage), une forme spectaculaire, L'Occident désorienté, dans laquelle la rencontre d'un anthropologue et d'un clown vient interroger la possibilité de faire "transer" l'Occident. Sur une idée originale de la Fondation Thalie, cette 4e saison accueillie au sein de l’École des Arts Décoratifs est programmée par Chiara Vecchiarelli, philosophe et curatrice du cycle “Créateurs Urgence Climat”, en co-construction avec Patrick Laffont-DeLojo, enseignant en scénographie à l’École des Arts Décoratifs. En partenariat avec l'École des Arts Décoratifs de Paris.
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    1 h y 28 m
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