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Choses à Savoir PLANETE

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De: Choses à Savoir
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Un podcast dédié à la protection de la planète !

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Choses à Savoir
Ciencia Ciencias Biológicas
Episodios
  • La Terre va-t-elle perdre sa gravité pendant sept secondes le 12 août 2026 ?
    Mar 27 2026
    Depuis quelque temps, une rumeur circule sur Internet : le 12 août 2026, la Terre perdrait sa gravité pendant sept secondes. Selon cette histoire, un alignement exceptionnel du Soleil, de la Lune et des planètes provoquerait une sorte d’annulation temporaire des forces gravitationnelles...

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    3 m
  • Pourquoi l'Écosse légalise-t-elle la crémation par l'eau ?
    Mar 26 2026

    Voici les liens pour écouter l'épisode Pourquoi le tapis de course a-t-il été un instrument de torture ?


    Apple Podcasts:

    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-tapis-de-course-a-t-il/id1048372492?i=1000756915527


    Spotify:

    https://open.spotify.com/episode/1JZfMJW5Cu88LpK2VQlCSr?si=07106fbff27b41ac


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    En Écosse, une évolution discrète mais symbolique vient de franchir un cap : la légalisation de la crémation par l’eau, aussi appelée “aquamation” ou hydrolyse alcaline. Pour la première fois depuis 1902 — date du cadre légal moderne sur les pratiques funéraires — une alternative officielle à la crémation par le feu est autorisée. Et derrière cette décision se cache une préoccupation très contemporaine : l’impact environnemental de nos rites funéraires.

    Contrairement à une idée répandue, la crémation classique n’est pas neutre pour la planète. Elle nécessite des températures extrêmement élevées, autour de 800 à 1 000 °C, alimentées par du gaz, ce qui génère des émissions de CO₂. À cela s’ajoutent des polluants issus de la combustion, notamment liés aux matériaux des cercueils ou à certaines substances présentes dans le corps.

    L’aquamation repose sur un principe très différent. Le corps est placé dans une cuve hermétique contenant de l’eau et une solution alcaline — généralement de l’hydroxyde de potassium. L’ensemble est chauffé à environ 150 °C, sous pression, pendant plusieurs heures. Ce processus accélère une réaction naturelle : la décomposition des tissus, comparable à ce qui se produit dans le sol, mais en beaucoup plus rapide. À la fin, il ne reste que les os, qui sont séchés puis réduits en une poudre blanche remise aux proches, comme dans une crémation classique.

    L’intérêt écologique est réel. Ce procédé consomme moins d’énergie que la crémation au feu et émet nettement moins de gaz à effet de serre. Il n’y a pas de combustion, donc pas de fumées ni de rejets atmosphériques toxiques. Quant au liquide résiduel, il est stérile et peut être traité dans les systèmes d’assainissement.

    Pourquoi l’Écosse maintenant ? D’abord parce que les mentalités évoluent. La demande pour des funérailles “plus vertes” progresse. Ensuite, parce que plusieurs pays ou régions — notamment certains États américains et le Canada — ont déjà encadré cette pratique, offrant des précédents juridiques. Enfin, les autorités écossaises ont estimé que le cadre existant, vieux de plus d’un siècle, ne correspondait plus aux enjeux environnementaux actuels.

    Cette légalisation ne signifie pas que l’aquamation va remplacer la crémation traditionnelle du jour au lendemain. Mais elle ouvre une nouvelle voie, plus en phase avec les préoccupations écologiques contemporaines.

    Au fond, même dans la mort, nos choix commencent à refléter une question devenue centrale : quel impact voulons-nous laisser derrière nous ?

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    2 m
  • Qu'est-ce que le surgreffage qui transforme le vin rouge en vin blanc ?
    Mar 24 2026

    À Bordeaux, une technique discrète intrigue de plus en plus : le surgreffage. Elle permet, en quelques mois seulement, de transformer une vigne produisant du raisin rouge en vigne donnant du raisin blanc. Une sorte de “changement d’identité” végétal, bien réel — mais sans magie.

    Pour comprendre, il faut rappeler que la couleur du vin ne dépend pas du sol ni du climat, mais du cépage, c’est-à-dire de la variété de vigne. Or chaque pied de vigne est constitué de deux parties : le porte-greffe (les racines, souvent résistantes aux maladies) et le greffon (la partie aérienne, qui produit les raisins). C’est ce greffon qui détermine la couleur et les arômes.

    Le surgreffage consiste à remplacer ce greffon sans arracher le pied. Concrètement, on coupe le tronc de la vigne existante, puis on insère un nouveau greffon — par exemple un cépage blanc comme le sauvignon blanc — sur un pied qui produisait auparavant du merlot ou du cabernet. Le système racinaire reste intact, mais la partie supérieure change. Résultat : dès la saison suivante, la vigne peut produire des raisins… blancs.

    Pourquoi faire cela ? Principalement pour des raisons économiques et climatiques. À Bordeaux, la demande en vins rouges a tendance à diminuer, tandis que celle pour les vins blancs progresse. Replanter entièrement un vignoble prend du temps — souvent 3 à 5 ans avant une production significative. Le surgreffage, lui, permet de gagner un temps précieux : la vigne étant déjà adulte, elle repart plus vite.

    Il y a aussi une logique d’adaptation au changement climatique. Certains cépages rouges, comme le merlot, souffrent davantage de la chaleur et de la sécheresse. Passer à des cépages blancs, parfois plus adaptés, devient une stratégie pour maintenir la qualité et l’équilibre des vins.

    Techniquement, l’opération demande un vrai savoir-faire. La greffe doit être précise pour que les tissus cicatrisent correctement. Le moindre défaut peut compromettre la reprise. Mais lorsqu’elle réussit, le taux de reprise est élevé et la transformation spectaculaire.

    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le vin ne “devient” pas blanc à partir d’un raisin rouge. On change simplement la variété produite par la plante. Le surgreffage est donc une solution rapide, pragmatique et de plus en plus utilisée pour faire évoluer les vignobles sans repartir de zéro.

    Une manière, en somme, de réécrire l’avenir d’un terroir… sans en changer les racines.

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    2 m
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