1967 : Coccinelle, San-Antonio et Sgt. Pepper dans les Golden Sixties
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À 17 heures, Denis rentre et le couple partage un café au lait accompagné d’un spéculoos en écoutant la RTB. L’émission Jeunesse 67, animée par Claude Delacroix et Michèle Cédric, fait découvrir les nouveautés musicales et deviendra bientôt Formule J. On y entend Brigitte Bardot chanter Harley Davidson. Denis feuillette un polar de Frédéric Dard avec le célèbre commissaire San-Antonio, tandis que Violette lit Vendredi ou les Limbes du Pacifique de Michel Tournier, réécriture philosophique de Robinson Crusoé. Le week-end prochain, ils iront au cinéma voir The Graduate de Mike Nichols, qui révèle Dustin Hoffman.
Dans le salon, l’heure de l’apéritif accompagne les informations. Le journaliste Luc Beyer annonce la mort de Che Guevara, exécuté en Bolivie après ses guérillas révolutionnaires. En Belgique, Paul Vanden Boeynants dirige le gouvernement et l’OTAN s’installe à Evere, près de Bruxelles. La mode venue de Londres influence déjà les rues : pantalons pattes d’éléphant, robes longues, débuts de la culture hippie.
Le week-end, Violette et Denis font tourner les vinyles. The Beatles viennent de publier l’album révolutionnaire Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Denis écoute aussi Pink Floyd, Jimi Hendrix et The Doors. Violette préfère la soul d’Aretha Franklin et la chanson française : Michel Polnareff, Jacques Dutronc ou Georges Brassens avec La Non-Demande en mariage. Et lorsque résonne Jacques Brel et La Chanson des vieux amants, Violette s’arrête pour écouter. Elle apprend aussi que Brel quitte la scène pour se consacrer au cinéma, notamment avec le film Les Risques du métier.
1967, c’est une Belgique prospère, curieuse du monde et passionnée de musique. Une époque où les voisins se parlent encore par-dessus la haie, où les disques tournent sans cesse sur la platine et où la modernité arrive doucement, au rythme des Golden Sixties. Une année Nostalgie.
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