1964 : les points OMO, Thierry la Fronde et Beatlemania sous la boule à facettes Podcast Por  arte de portada

1964 : les points OMO, Thierry la Fronde et Beatlemania sous la boule à facettes

1964 : les points OMO, Thierry la Fronde et Beatlemania sous la boule à facettes

Escúchala gratis

Ver detalles del espectáculo
En 1964, la Belgique avance doucement vers la modernité sans renier ses habitudes d’après-guerre. Dans les rues de Bruxelles, Liège ou Namur, les façades gardent des couleurs un peu passées, mais les vitrines promettent le confort et la consommation. À la maison, le salon est sacré : buffet en chêne, verres en cristal du Val Saint-Lambert, télévision noir et blanc allumée avec respect. Les enfants s’installent sur le tapis pour regarder Thierry la Fronde avec Jean-Claude Drouot, ou l’émission interscolaire animée par Robert Frère.

Dans la cuisine, on moud le café à la main, on verse l’eau bouillante sur un filtre en aluminium, on sert le tout à la voisine venue emprunter un roman d’Agatha Christie ou un titre d’Exbrayat. On lit beaucoup : Paris au mois d’août de René Fallet, le Journal Tintin, ou Bob et Bobette de Willy Vandersteen. Les ménagères découpent les points OMO pour gagner un service à café, les enfants boivent du Banania et croquent du chocolat Côte d’Or. Les bouteilles en verre sont consignées, le laitier et le brasseur passent chaque semaine.

Au journal télévisé de la RTB, présenté par Pierre Delrock, le monde s’invite dans le salon. La guerre du Vietnam inquiète, la Chine fait exploser sa première bombe atomique, mais une note d’espoir surgit : le président Lyndon B. Johnson signe le Civil Rights Act, et Martin Luther King Jr. reçoit le prix Nobel de la Paix. En Belgique, la grève historique des médecins secoue le pays, tandis que Tokyo accueille les Jeux olympiques.

Et puis vient la musique. 1964, c’est l’apogée du yéyé : Sheila chante Vous les copains, Sylvie Vartan promet d’être la plus belle pour aller danser, Françoise Hardy émeut avec Mon amie la rose, Claude François entraîne les foules, Jean Ferrat chante La Montagne.

Et soudain, les premières notes de The Beatles résonnent avec Can’t Buy Me Love. La boule à facettes s’embrase, la jeunesse se déchaîne. La Beatlemania est là.

1964, c’est une Belgique confiante, entre tradition et modernité, café fumant et rock anglais. Une année douce, animée, insouciante.
Todavía no hay opiniones