CREVER AU BOIS DE BOULOGNE
L'histoire de Gael, écrivain raté
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Narrado por:
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Virtual Voice
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De:
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Stéphane RENARD
Este título utiliza narración de voz virtual
Voz Virtual es una narración generada por computadora para audiolibros..
Gaël est prétentieux. Gaël est insupportable. Gaël se compare à Céline alors qu’il vend moins qu’un stand de crêpes à la foire de Béziers. Et Gaël couche avec Germaine, cinquante-sept ans, alcoolique notoire, habituée du bistrot, qui se tape la moitié du quartier entre deux pastis et qui est la seule personne au monde à le voir tel qu’il est : un raté magnifique.
Un soir de novembre, Gaël descend au Bois de Boulogne. Pas pour acheter du sexe. Pas pour se droguer. Juste pour marcher. Juste pour voir. Le Bois, la nuit, c’est un autre Paris. Celui des trans brésiliennes et algériennes en cuissardes sous les réverbères. Celui des jeunes de Nanterre en scooter qui viennent chercher quelque chose qu’ils ne trouvent pas en banlieue. Celui des cadres en berline qui roulent au pas, vitres entrouvertes, avec des yeux de chiens affamés. Celui des ombres, des deals, des désirs inavouables.
Gaël y retourne. Le lendemain. Et le surlendemain. Et toutes les nuits suivantes. Il rencontre Kenza, trans algérienne d’une beauté tranchante, qui a fui Bab El Oued pour ne pas mourir et qui voit clair en lui comme personne. Il rencontre Jessica, Brésilienne flamboyante, reine du Bois, centre nerveux de toutes les informations. Il rencontre Karim, vingt et un ans, banlieusard à la tchatche redoutable, secrètement amoureux de Jessica, prêt à tout pour la protéger.
Et Gaël recommence à écrire. Pas les phrases mortes qu’il produisait depuis treize ans. Des phrases vivantes, nerveuses, fébriles. Des phrases qui sentent la nuit, la sueur, le bitume mouillé. Le Bois lui donne ce que la vie normale lui refusait : de la matière brute, de l’intensité, de la vérité. Le roman qu’il n’a jamais réussi à écrire s’écrit enfin, porté par les allées sombres et les rencontres de la nuit.
Puis arrive la cocaïne. Puis Marco, le proxénète portugais au regard de comptable, qui fait de Gaël son chauffeur. Puis l’argent sale, les passes, les colis qu’on ne regarde pas. La spirale s’enclenche. L’écriture et la destruction s’alimentent mutuellement dans une danse macabre : plus Gaël s’enfonce, plus le roman est bon. Plus le roman est bon, plus Gaël s’enfonce.
Pendant ce temps, Germaine attend au comptoir. Germaine boit son pastis. Germaine ramasse les morceaux. Parce que c’est ce qu’elle fait, Germaine. Elle ramasse les morceaux des hommes qui partent. « C’est pas payé, c’est pas remercié, mais c’est mon boulot. »
Quand les voix commencent — celle de sa mère morte, celle de Germaine, celle de tous les fantômes de sa vie — Gaël comprend que la folie l’a rattrapé. Mais le manuscrit avance. Cent pages. Deux cents. Deux cent soixante-huit. Et le manuscrit est bon. Le manuscrit est peut-être un chef-d’œuvre.
La question est simple : peut-on écrire un chef-d’œuvre et y survivre ?
« Crever au Bois de Boulogne » est un roman brutal, drôle, obscène et bouleversant. Un livre sur la création et la destruction, sur l’orgueil et la chute, sur les marges de Paris et les marges de la raison. Un livre qui vous prend à la gorge dès la première page et ne vous lâche qu’à la dernière — quand il est trop tard.
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